‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 13 sur 36 · S * + = PO · texte numérisé non relu

S * + = PO

ni celle de la région optique (lexcavation glaucoma-

teuse ne sera pas observée chez le Chien, à l'encontre de ce que l'on décrit chez l'Homme) ne va permettre une dilacération dans ces régions.

Élasticité scléroticale. — Mais c'est dans l'examen de l’élasticité de la sclérotique que réside sans doute le plus grand intérêt. C’est, en effet, le moment de poser un problème ardu: pourquoi, lors d’hypertonie ocu-

lire, la sclérotique cède chez le Chien hydrophtalme,

alors qu’elle ne se laisse pas distendre chez l'Homme glaucomateux ? |

A priori, on pourrait penser que la sclérotique de l'Homme est tout simplement plus résistante que celle du Chien. Or il n’en est rien.

Distension expérimentale. — Des expériences personnelles, basées sur le principe de la distension par des poids de valeur croissante, ont été tentées sur des sclérotiques de Chiens et d’'Hommes, compte tenu de l’âge surtout, puis du sexe, de la race, de la taille. Pour ce qui est des trois derniers facteurs, nous n’avons enregistré aucune variation qui méritât une mention particulière ; quant à l’âge, nous verrons qu'il intervient dans une large part dans la solidité de la coque oculaire.

Pour réaliser ces expériences, nous nous sommes servi de bandes de sclérotique de 6"/" de large, prélevées sur des veux fraîchement énucléés et dans le sens équatorial puis méridien. De cette façon, nous obvions en partie à une objection qui ne manquerait

pas de nous être faite, à savoir que l’hypertonie détermine une pression s'exerçant sur tous les points, alors que cette distension expérimentale n’agït que dans un sens. Mais la création artificielle d'une hypertension oculaire nous a semblé trop peu précise dans son interprétation, pour être tentée avec fruit.

Nous comparons dans le tableau ci-dessous, nos résultats à ceux empruntés à POoLICARD, qui rapporte semblables expériences chez l'homme et l’enfant. Nous tenons du reste à préciser, à ce sujet, que les chiffres donnés par cet auteur nous semblent nettement faibles, en regard de ceux obtenus dans notre propre expérimentation.

Page 1