SYMPTOMES - LÉSIONS
trois ou même quatre : il y a alors exophtalmie par proiection hors de la cavité orbitaire d’un œil qui ne peut comprimer que très peu le coussinet adipeux rétro-
oculaire. Le résultat en est une lagophtalmie qui va contribuer à attiser l'ophtalmie externe primitive, le plus souvent constituée par un ulcère cornéen ayant célé iusque À lhydrophtalmie naissante. —
La palpation-pression révèle un œil tendu, dur comme sil était remplacé à l’intérieur de l'orbite par une bille solide ; le tonomètre accuse une hypertonie qui peut s'élever jusqu'à 120 "/" de mercure. Cependant, cette hypertension oculaire subit des fluctuations faciles à comprendre : comme la sclérotique se distend par étapes successives, la tension sera très élevée peu avant une dilacération partielle pour retomber brusquement dès que celle-ci aura eu lieu.
Le voile inflammatoire cornéen permet quelquefois, lorsqu'il est un peu épais, de distinguer des synéchies antérieures et postérieures.
La douleur propre provoquée par lhypertonie est sans doute confondue avec celle de la violente kératoconjonctivite, alors en pleine évolution.
Cette catégorie d’hydrophtalmies est en tout cas à écarter absolument de l’autre : elle ne constitue aucunement une maladie en soi.
Hydrophtalmies consécutives à des altérations vasculaires primitives.
Elles constituent, elles, une maladie générale à part, comme tend à le démontrer la fréquente biatéralité de l'affection. Elles s'installent bien différemment,
LC CUS SUPE
PT
4° Phase. — La tristesse et l'hébétude ne sont pas de
règle et ne correspondent peut-être qu’à la première
phase du glaucome humain, caractérisée par des signes
subiectifs univoques (obnubilations, impressions visuel-
les diverses) ; elles peuvent être aussi l'équivalent des violentes céphalées occipales que l'Homme glaucomateux ressent au début de l'affection.
La douleur fronto-orbitaire, la soustraction de lanimal à l'exploration digitale, les gémissements qui accompagnent certaines mimiques expressives témoignent d’une sensibilité locale très accrue, mais la plupart du temps inexistante puisque l’hydrophtalme conserve appétit, gaieté, habitus normal, et n’est gêné dans ses mouvements que par l’insuffisance de sa vue.
La laxité de la coque oculaire explique seule, à notre avis, cette surprenante absence de l'élément douleur, en raison de la richesse de l’innervation de l’œil et les exemples de lancinations très pénibles observées dans toutes les surpressions pathologiques exercées à lintérieur d’une enveloppe inextensible (par exemple les orchites, les affections du pied du cheval, etc.).
2° Phase. — Quoiqu'il en soit, les premiers symptômes objectifs se font jour lorsque cède le segment antérieur de l'œil. Les lames cornéennes s’opacifient par glissement des unes sur les autres, s'œdématient, prennent l'aspect d’une «coque d’œuf » (NicoLAS) et gardent l'empreinte du pied du tonomètre ; nous avons vu que cest le craquèlement de la Descemet qui est responsable de ces troubles œdémateux de la cornée.
Les lames de la «vitre» de l’œil se distendent enfin, et c’est le kérato-globe, traduction clinique d’une méga-