‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 22 sur 36 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

Evolution — Formes cliniques. — La catégorisation clinique des hydrophtalmies, basée sur l’étiologie, s’applique. non seulement à leurs symptômes mais aussi à leur évolution.

1° En effet, les hydrophtalmies secondaires à une kératite suppurée, par exemple, sont rapides dans leur installation mais lentes dans leur marche, qui peut devenir régressive dès que l’ophtalmie externe évolue vers la résolution. L’affection est alors le plus souvent unilatérale.

2° Tout au contraire, la deuxième catégorie d'hydrophtalmies, plus fréquente, est d’une lente insidiosité au début, sauf de très rares exceptions ; une fois installée, l'affection devient souvent protéiforme.

Cependant, elle est en général subaiguë ou chronique, encore que l'hydrophtalmie suraiguë ait été relatée

ÉVOLUTION - 75 quelquelois (COSTER, DARRASPEN) : un seul jour suffit alors à son développement.

La forme chronique, rarement lente et inilexible, se présente le plus souvent sous une forme rémittente avec distension scléroticale par saccades ; les crises d’hypertonie consécutives se traduisent par du larmoiïement, de la photophobie, et par une forte injection conjonctivale.

L’affection est alors le- plus souvent bilatérale (cîÎ. observations).

Complications. — Elles peuvent être septiques ou accidentelles.

1° Ces dernières sont favorisées par la saillie du globe et la forme anatomique de lorbite : l’arrachement de l'œil en sera l'ultime sanction. Mais sans considérer une si définitive extrémité, nous avons vu que la mégalophtailmie prédispose ou envenime la kérato-conjonctivite.

2° Des complications septiques peuvent également se produire. Sans aller jusqu’à la pyoémie très rare, elle peuvent faire évoluer laffection vers la panophtalmie, car le globe va être exposé au traumas les plus divers, qui ouvriront des solutions de continuité dans la membrane externe de l’œil, si l'hypertension ne s’en est pas déià elle-même chargée. Le phlegmon de l'œil, s’il n’est héroïquement traité, pourra se compliquer à son tour d'ophtalmie sympathique, favorisée chez le Chien par le rapprochement des deux yeux (RoBiN, BRioN), et même de méningo-encéphalite mortelle, par cheminement de l'infection le long du nerf optique.

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