‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 9 sur 36 · TS · texte numérisé non relu

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de l'Ecole, une baisse de tonus parallèle à l’âge; la” ‘raison en est peut-être le moindre apport sanguin dans

les vaisseaux choroïdiens. Ce résultat, patent dans la plupart des cas, est beaucoup plus net chez l'Homme où l'œil glaucomateux d’un vieillard est moins tendu que l'œil sain d’un sujet jeune. = Sa

— avec la taille le tonus croît ne à a taille de l'animal.

— avec la latitude. La tension de l'œil de l'Homme est plus élevée chez les populations du Nord que du Midi (Srock-Ruara). Ceci reste à démontrer chez nous.

— avec l'altitude. Puisque lié à la pression sanguine, le tonus oculaire va suivre dans ses variations la pression atmosphérique et baisser à mesure que l'animal va s'élever (URIBE TRONCOSO).

— avec la diète et la fièvre où il y a hypotonie.

— avec la position du sujet dont le tonus baisse dès qu'il prend la position décubitale : nous en verrons une application.

Variations quotidiennes. — On note une élévation de tension oculaire le matin () et une baisse le soir, ce qui conduit à voir là un cycle nycthéméral inverse de celui de la température, puisque le phénomène est rigoureusement bilatéral. Peu sensible sur l'œil normal, la variation peut être exagérée sur l'œil hydrophtalme (ci. observation 1).

() C’est peut-être pour cette raison que nous éprouvons, le matin, le besoin de nous frotter les yeux.

Le mécanisme en est probablement le massage physiologique exercé pendant toute la journée par les muscles oculomoteurs et l'orbiculaire des paupières (DuxE-

ELper, Poos). La nuit, ce massage incessant n’existant plus, le tonus oculaire va remonter, peut-être aussi sous

l'action d'une certaine stase céphalique (KOLLNER).

Tonus et respiration. — D'autre part, il est possible que l’arythmie respiratoire normale du Chien détermine, par l'intermédiaire de la pression artérielle, des modifications parallèles au rythme respiratoire, pour la tension oculaire : celle-ci augmentera À linspiration et vice-versa.

Tonus et action musculaire. — Les muscles striés d'orientation du globe, de même que les muscles lisses extrinsèques, vont évidemment déterminer par leur contraction des variations du tonus oculaire; mais la musculature intrinsèque irienne, cillaire, choroïdienne, semble également jouer un rôle important qui est tenu par l'iris surtout. L’obscurité va, par la mydriase qu'elle détermine, coincer l’angle cornéen donc élever le tonus oculaire. =

Signalons comme accessoire, l’action des fibres choroïdiennes, exagérée par NicarTi; le muscle ciliaire semble sans beaucoup d'effet.

Variations avec la pression sanguine. — L'ophtalmotonus suit les dénivellations de la pression sanguine générale. C’est ainsi qu’expérimentalement la section

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‘du vague ou l'excitation du sympathique cervical, et

physiologiquement la compression des jugulaires, vont

élever l’ophtalmotonus : selon Mazze, celui du chien saute à 36 lorsque l'animal jappe. En contrepartie, la ligature carotidienne, la section de la moelle cervicale,

l'ouverture du thorax et la saignée (d’où une indication

pour le traitement) vont baisser le tonus oculaire. Le mécanisme est évident : la surpression sanguine déterminera un excès de production du côté artériel, compliqué d’une difficulté de résorption du côté veineux. &

La pression sanguine locale est sous la dépendance du tissu caverneux choroïdien pour les artères ; pour les veines, cette pression est sensiblement égale au tonus oculaire et même inférieure quelquefois. Mais il est à remarquer que le réseau capillaire uvéal possède une certaine indépendance au point de vue de son débit (KRoGH, DaLE-LEwis) qui est conditionné par : .

— la pression hydromécanique des artérioles, retentissement direct de la pression sanguine générale.

— le système nerveux vasomoteur choroïdien qui modifie le calibre des artérioles.

— les substances circulant dans le sang : telles sont les hormones surrénaliennes, hypophysaires, thyroïdiennes d’une part, d'autre part l’histamine, produit de là désagrégation cellulaire (UNGaR) ; on expliquerait ainsi Phypotonie de la fièvre, du coma diabétique, de la gestation.

A remarquer enfin que la tension oculaire et la pression intracrânienne n'ont rien de commun, mais peuvent naturellement subir des modifications parallèles

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