‹ Les HymnesChapitre 22 sur 25 · APOLLON · texte numérisé non relu

APOLLON

L'eau

La terre

l'air

Le feu

/ Sous mon front quel soleil se lève? Reposée La mer marmoréenne abreuve mes chevaux.

Les sombres Sœurs ont laissé choir leurs écheveaax. X'^ous, brillantes, tourbillonnez, dans la rosée.

Autour de lui. Sa vie à peine cadencée

Hésite à s'affirmer dans vos dansants travaux.

L'humaine l3Te entend dans ses raj'ons nouveaux

Avec les éléments bourdonner

Ma pensée Ma pensée Ma pensée Ma pensée

APOLLON [ Mes hymnes, sculptons l'Etre à notre ressemblance. ! Que de terre pesant, plus fluide que l'air, ' De son regard humide un ciel brûlant s'élance.

L'espace ^ Le te; APOLLOi

iPACE ^ EMPS \ \

LON i

Matière,

mémoire, sois esprit, fais-toi chair.

^ Tu souffres, viens à moi, doux chaos à l'œil clair, , Apollon t'a conçu, sors du pâle silence.

L'eau La terre L'air Le feu Trois Muses ( Trois Muses j Trois Muses ( L'espace ^ Le temps l

L'eau

La terre

L'air

Le feu

Le temps

Nourrissons la Cité

Q,u'éclate la statue

Sortant de son sommeil La vague humanité < L'homme, fils du soleil

L'errant néant s'efface Toute la plaine exulte

Le cœur a ses moissons Q,uel vent tourmente l'âme

Prisme du Drame Prisme errant des chansons Je sculpte

Au plein Soleil

Extase Extase L'extase tue

Le culte

Brise, la forme sue

Me

ourrissons

•'V [ I Transfigure le ciel lui-même sur sa tace [ La Cité

L'eau (

La terre )

L'air j

Le feu ( Trois Muses ( Trois Muscs Trois Muses ( L'espace Le temps

La vie est suspendue aux 3'eux errants du monde L'atome heureux cherche l'atome Ouvrez au fond de moi vos obscures paupières

Atomes, j'ai suivi votre impalpable ronde O jour De l'Homme Œil, bleu faucheur de lumières

La vie est endormie aux yeux fermés du monde

L'Homme a vécu J'entends pleurer l'Amour Dans les sillons perdu

Néants, recontemplez l'éternité du monde Toute joie en moi surabonde

Tout aime l'Homme

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