LE SACRE DES YEUX
A WLADZIO ROHOZINSKI
... Si j avais eu le pouvoir de me créer. Descaries.
L'existence du monde \ Le silence du ciel (
Les grands êtres épars ' Du soleil Tendre jour
Les saisons a venir V De l'amour Belle nuit
La vague terre < Exister J'aime
La mer confuse / Exister Je vis
L'homme I^ Voir
L'existence du monde ^ Au sein perdu de l'infini un trait de leu, un astre tombe Le silence du ciel
Les grands êtres épars ,' Nos cœurs gonflés, nos cœurs gigantesques éclatent. Le sang, le sang du jour Les saisons a venir V La pluie obscure danse entre nos bras flottants La vague terre < Dans mes veines de marbre un frisson a couru La mer confuse /
L'homme [ Je vois
L'existence du monde \ Il a vu. Mon cœur naît. L'Homme voit. Il m'a vu
Le silence du ciel ( Allumez-vous, soleils, planez, fêtes immenses, suspendez-vous sur lui, chantez
Les grands êtres épars / M'illumine et me crée
Les saisons a venir l La neige du soleil me caresse et m'e.xalte
La vague terre j II me voit. Mes forêts, mes sources sont à lui
La mer confuse j II m'a vue. Une vie ardente me déborde. O vents, pour lui, labourez-moi
L'homme I Le monde est sur mes pieds comme une vague énorme. Elle écume, du ciel indompté, \ jusque sur mon cœur nu.
L'existence du monde j II me voit
Le silence du ciel i II m'a vu
Les grands êtres heureux ] Il m'a vu
Les saisons (^ui naissent / Il m'a vue
La terre j II m'a vue
La mer / Il m'a vue L'homme [ L'Homme voit
«Ta^
Les sens épars de l'homme dansent dans la nature
Formez les rondes. Ne soyez plus qu'un rayon un regard
Vif Créez la verte odeur l'odeur de l'aube
Du printemps qui fourmille Créez ce bruit trop chaud qui m'étouffe le cœur Ce baiser
Tout chante de ce que je vois, tout vit