‹ Les Hypertendus: à tension maxima variable Contribution à l'étude de la forme de la pulsation chez les hypertendusChapitre 76 sur 81 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Comment ces faits facilitent

l'explication des hypertendus variables

et l’observation de ces malades

Cette série d'observations permet de comprendre comment se constitue ou s’ébranle un chiffre de tension.

Chez un sujet qui depuis des années avait un chiffre de tension normal, lorsqu'une cause pathologique amène une élévation de ce chiffre normal, c’est vers la fin de sa pulsation que ce plateau se relève sous forme d’un crochet, court, que nous appellerions vol:ntiers, sur ce premier édifice, une sorte de clocher rajouté. Ce n’est pas une élévation en masse de la pulsation, mais seulement une partie infime parfois, en forme de clocher, parfois très grèle, qui s'élève au-dessus du plateau, ainsi que nous avons appris à le représenter par

le schéma ci-après,

Pouls anacrote des Hypertendus à tension Mx variable : Au-dessus d'un

SS

plateau stable un clocher de surtension représente l'élément variable de leur tension.

Ce clocher est d’abord grèle : un phénomène dynamique de faitle amplitude, qui, si la cause persiste, se consonde, s’élargit, et peu à peu, va établir comme un véritable dôme, ce qui au début n’était qu’un accident.

En cas de cause chronique et lentement progressive, le clochers a’hyperiersion sont destinés à être lentement stabilisés : le chiffre trouvé pour le chiffre Mx au cours d’un premier examen, devient, à un examen

ultérieur celui du plateau et, au-dessus duquel viendra

se gréffer un nouveau clocher, avec un nouveau chiffre de Mx.

Ce nouveau chiffre Mx pourra à son tour, à condition de suivre fréquemment les variations tensionnelles du malade, devenir, à un’ autre examen, l'indice du plateau & , lequel s’élèvera de quelques unités, lente-

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ment, jusqu'à devenir le chiffre de tension maxima (TE . CC] .

d'une hypertension définitivement constituée.

À côté de ces clochers, mesurables, mis en évidence par les recherches de M. le Docteur BARBIER, M. GALLAVARDIN signalait, à la suite de la publication de MM. BARBIER et JOSSERAND sur Les hypertendus à tension maxima variable, qu'existent sans doute des « clochers invisibles » dont la flèche est trop frêle, trop effilée, et trop courte dans le temps pour pouvoir franchir le brassard du sphygmomanomètre.

Et il admettait, avec MM. BARBIER et JOSSERAND, que toutes ces constructions « hâtivement et provisoi- « rement dressées, du fait d’une réaction vaso-cons- « trictive ou pour toute autre cause, tendront à devenir « de plus en plus stables, au fur et à mésure que « s’établira le supplément d'hypertrophie myocardi- « que capable d'assurer leur permanence. » Les clo-

chers d’hypertension sont destinés à être « progessi- « vement stabilisés et recouverts par de nouveaux « apports hypertensifs, comme cela se voit pour les « cônes alluvionnaires, destinés à s’enfouir sous des « couches de plus en plus profondes ».

En cas de cause transitoire, ou curable, ces clochers hypertensifs peuvent n'être qu'un accident. Ce sont . eux qui distaraîtront lorsque cessera la cause d'hypertension, surajoutée, pouvons-nous dire, soit spontanément, soit sous l’influence du traitement, de la diététique ou du repos. La pulsation reprendra l'allure de notre schéma à sommet en plateau, avec, pour niveau, le chiffre habituel de Mx. |

Schéma de la puisation artérielle correspondant aux périodes de tension

basse; la pulsation est massive, et son sommet est un plateau.

Après avoir conservé cet aspect massif pendant toute la durée du traitement, la pulsation pourra, à l’occasion d’une fatigue ou d’un écart de régime, retrouver son clocher, à sommet plus ou moins élevé, au-dessus de l'habituel plateau |

Avec un intérêt variable, chacune des’ observations

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précédentes montre que chez des malades déterminés, la constatation du plateau d’anacrotisme, la notation de son chiffre à chaque examen a aidé l'observateur à mieux comprendre son malade, à mieux suivre les

phases de la maladie, à mieux orienter la thérapeutique.

Intérêt diagnostic.

La constatation du retard du pouls radial, comme d’ailleurs celle du trou auscultatoire, a une valeur siéméiologique qui semble bien établie : elle permet d'affirmer que la pulsation correspondante réalise le type connu sous le nom de pouls anacrote.

Pulsation anacrote exagérée

a) Pied de la pulsation, avec ascension rapide.

b) Partie moyenne en plateau.

c) Sommet de la pulsation. avec de nouveau une ligne franchement ascendante. (D° Barbier).

Cette forme de la pulsation peut être sous la dépendance de causes variées, et il importe danc pour chaque malade, de passer en revue, avant d'établir un diagnostic, les différentes causes possibles.

TIxXIER, de Nevers, lorsqu'il constata pour la première fois le phénomène du trou auscultatoire, le rencontra chez des sujets atteints de rétrécissement

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