‹ Les Hypertrophies du cœur chez le nourrissonChapitre 10 sur 14 · ERA · texte numérisé non relu

ERA

A son entrée à la clinique (15 mai 1916), l’enfant est pâle, avec respiration courte et rapide. Elle n’a point d’œdèmes.

Aux poumons, le murmure est normal. Au cœur, la pointe bat un peu en dehors de la ligne claviculaire médiane; les bruits sont normaux. Le pouls est petit et précipité. Le foie déborde de quatre travers de doigts. La rate n’est pas perçue. Stigmates de rachitisme.

Malgré les stimulants cardiaques, le pouls va en s’affaiblissant et finit par ne plus être perçu. L’enfant meurt le même jeur, à 6 heures du soir.

Autopsie : Etat thymico-lymphatique, avec thymus de volume moyen. Forte dilatation des ventricules du cœur. Foie gras. Rate augmentée de volume. Augmentation de volume des ganglions lymphatiques et des follécules de l’intestin grêle.

HT. — Hypertrophies cardiaques idiopathiques

OBSERVATION de SIMMONDS (Münch. Méd. Wochenschrift, 1899.

L'enfant, issu de parents bien portants, est mort pendant l’accouchement, qui fut très difficile.

Tous les organes thoraciques et abdominaux étaient normaux, tant au point de vue macroscopique que microscopique, à l’exception du cœur. Celui-ci était énorme, en regard de l’état d’atélectasie des poumons : il pesait 44 grammes, au lieu de 20 qu’il aurait dû peser. Sa longueur était de 5 centimètres 1/2; sa largeur, de 6 centimètres , sa circonférence à la base, de 14 centimètres. L’hypertrophie de la musculature, concernait également les deux ventricules : le droit avait 7 à 10 millimètres d'épaisseur; le gauche, 10 à 12 millimètres; la éloison interventriculaire, 7 millimètres. Seuls les muscles papillaires ne participaient pas à cette hypertrophie : leur volume était normal. Pas de formations myomateuses nulle part; au microscope, quelques petites hémorragies de surface, à la musculature cardiaque.

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