I. — FORMES CLINIQUES SYMPTOMATIQUES
a)HYPOGLYCÉMIE ASYMPTOMATIQUE.
Il n’est pas exceptionnel, surtout à l’époque actuelle, Z
de rencontrer à l’occasion d’un dosage ‘effectué dans un esprit systématique une glycémie basse; pourtant le sujet ne souffre pas de cette perturbation humorale et ne semble préseter aucun des éléments du complexe glycopénique. Il s'agit souvent de malades d’hospice apparem-
ment valides, qui viennent se plaindre d’une faim exces-
sive et protester souvent avec véhémence contre le rationnement qui leur est appliqué; on pratique un examen somatique qui montre peu de chose, si ce n’est un amai-
grissement marqué, et parfois un léger œdème des mem-
bres inférieurs, qu’on peut autant attribuer à une petite défaillance cardiaque qu’à une polycarence protéique; on demande une glycémie pour voir si la réclamation est fondée, et l’on trouve assez souvent des chiffres variant entre 0,70 et 0,90, parfois des taux beaucoup plus bas; c’est ainsi qu’au cours des six derniers mois nous avons enregistré, en dehors des malades dont nous discuterons plüs loin le cas, des glycémies à 0,35, 0,67, 0,58, 0,65, 0,50. Mais en dehors de ces exemples manifestement liés à une insuffisance alimentaire, toutes les causes d’hypoglycémie spontanée peuvent donner lieu à une-hypoglycémie asymptomatique.
b) HYPOGLYCÉMIES SYMPTOMATIQUES.
* Elles n’ont d'importance que pour les hypoglycémies spontanées chroniques, progressivement croissantes, qui peuvent constituer un pseudo-syndrome susceptible d’éga-
rer le diagnostic. On no les classer sous cinq aspects PHRCIPAUS
1° Forme pseudo-névropathique. — 11 s’agit de sujets d'aspect florissant, se plaignant de troubles imprécis et variables (céphalée, inquiétude, diminution de la mémoire, défaut de fixation de l'attention), accompagnés parfois de symptômes de déséquilibre vago-sympathique (sueurs, rougeurs de la face, chaleur des extrémités). Pour préciser la véritable cause de ces troubles, il faut
UT insister dans l’interrogatoire sur leur horaire, leurs rapports avec les repas et avec la fatigue, et surtout penser à demander au laboratoire la solution du problème.
2° Forme pseudo-digestive. — Une épigastralgie isolée peut être considérée comme un ulcus gastrique, surtout alors qu’elle est calmée par l’ingestion d’aliments, mais ces Cas sont assez rares.
3°, Formes pseudo-comitiales. — Le plus souvent les crises épileptiformes ont un début moins brutal, une évolution moins typique, un aspect moins identique à Juimême que celles du mal comitial. Cependant il peut s’agir de véritables crises d’épilepsie généralisées ou à type Bravais-Jacksonien avec de véritables équivalents de tous ordres qui rendent leur interprétation difficile; mais les caractères évolutifs communs à tout accident hypoglycémique et l’action de la thérapeutique glucosée permettent de faire le diagnostic étiologique.
.— 4° Formes pseudo-pithiatiques. — ‘La crise pithiati- .. que paraît absolument caractéristisque, mais la psychothérapie est inefficace et la cure sucrée reste seule active.
5° Formes pseudo-dépressives. — L'obnubilation de certains malades peut aller de pair avec des appréhensions ou même des angoisses pénibles qui/finissent par s'intégrer dans la vie du malade. Là encore le mode d’apparition irrégulier, les intermittences rythmées par les repas, les associations symptomatiques incitent à en préciser la cause.