II. —— TROUBLES ENDOCRINO-NEUROVÉGÉTATIFS
Lorsque le métabolisme des glucides est normal, l’hypoglycémie spontanée est sous la dépendance d’un, trouble
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du système glyco-régulateur, soit d’origine organique, soit d’origine fonctionnelle. IL faut séparer les hypoglycémies d’origine pancréatique des autres affections des organes qui agissent sur l’équilibre glycémique.
1° Hypoglycémies d’origine pancréatique. — Parmi les affections organiques du pancréas, on doit citer en premier lieu les tumeurs (carcinomes entraînant exceptionnellement une sécrétion glandulaire, adénomes relativement plus fréquents localisés aux cellules B des îlots de Langerhans) ; l’hyperplasie simple des îlots de Langerhans a été quelquefois constatée, elle est peut-être plus fréquente qu’on ne le pense en raison de l’absence de contrôle anatomique systématique; la pancréatite entraine exceptionnellement l’hypoglycémie.
Parmi les troubles fonctionnels de la sécrétion interne du pancréas, SIGWALD a distingué deux’groupes : le premier n’est qu’une hyperpancréatie car il n’existe aucun signe clinique d’atteinte d’un autre système glandulaire, et d'autre part, des prélèvement faits au cours d’interventions ont montré l'intégrité du tissu pancréatique; dans le deuxième groupe, les symptômes d’hyperfonctionnement pancréatique sont associés à d’autres symptômes glandulaires; c’est véritablement un syndrome pluri-glandulaire. La première catégorie est toujours réductible par l’alimentation. La seconde catégorie, qui se complique d'insuffisance surrénale, thyroïdienne, ovarienne ou hypophysaire, est béaucoup plus difficile à itraiter et contre-indique toute intervention sur le pancréas.
2° Hypoglycémie résultant d'affections glandulaires agissant sur l'équilibre glycémique. — Toute insuffisance des sécrétions antagonistes de l'insuline provoque un hyperinsulinisme relatif; telles sont les insuffisances surrénale, thyroïdienne et certaines insuffisances hypophysaires.
Au cours des insuffisances surrénales, l’hypoglycémie survient fréquemment et, dès 1909, PORGES avait constaté ce trouble chez les addisoniens; ce fait est maintenant classique et l’on y ajoute une sensibilité exagérée à l’insuline. Le carcinome de la surrénale rarement observé peut être générateur d’hypoglycémie. Enfin, au cours de diverses insuffisances surrénales aiguës ou chroniques, l’'hypoglycémie est fréquente; c’est ainsi qu’on la rencontre dans la tuberculose pulmonaire, dans les syndromes toxiques de la diphtérie et de la scarlatine maligne où elle est de fort mauvais pronostic.
Au cours des syndromes thyroïdiens, il y a souvent hypoglycémie, en règle chez les myxœdémateux où elle est asymptomatique, exceptionnellement chez les basedoweins. Womacx et COLE (1937) signalent cependant un goitre toxique qui disparaît en même temps que rétrocède une hypoglycémie à 0,60 après résection partielle du pancréas.
Au cours des syndromes hypophyso-tubériens on peut rencontrer une hypoglycémie relevant de mécanismes divers, mais cette étude doit faire l’objet d’un développement particulier.
3° Avant de nous y consacrer, citons encore des HYPO- GLYCÉMIES D'ORIGINE NERVEUSE. Bien que sous la dépendance des centres nerveux supérieurs, la glycémie est rarement modifiée dans les affections du système nerveux central. On a cependant signalé l’hypoglycémie dans certaines lésions du mésocéphale, au cours d’une hémorragies méningée, de l’épilepsie et de diverses affections psychiques (démence précoce, neurasthénie, manie aiguë). Notons encore qu’on peut la rencontrer dans certains cas de vagotonie, ce qui établit cliniquement le rôle du pneumogastrique dans la sécrétion d’insuline.