Partie glandulaire de l'hypophyse
Disparition des éléments glandulaires chromophiles. Infiltration de Substance colloïde parmi les travées de cellules chromophobes. (Paraffine. Hosine-Hématoxyline) Cas Tel.
(CT. du Laboratoire de Micrographie de l’Institut du Cancer)
les stimulations. On pratique immédiatement une injection. de 80 ce. de sérum glucosé dans la veine; aussitôt après, le visage se recolore, la respiration s’amplifie et les mouvements respiratoires s’accompagnent d’un mouvement syncinétique d'élévation rythmée des deux bras. Sans avoir repris conscience, le malade succomba une heure après. Le taux de la glycémie ne dépassait pas 0,28.
Eæamen nécropsique. — Comme dans le cas précédent, il n’y a aucune lésion cérébrale ni viscérale digne d’être notée. Ie pancréas lui-même est normal au point de vue histologique.
Hypophyse. — Petite excavée au niveau de la partie glandulaire qui est très réduite. Ilôts de sclérose centrale avec développement
Coupe montrant la pars intermedia encadrée à droite par la pars glandularis et à gauche par le lobe nerveux. Noter la dilatation énorme des vésicules colloïdes.
Méthode de Marzxory modifiée). Cas Tell...
(CI. du Laboratoire de Micrographie de l'Institut du Cancer)
important du stroma conjonctif qui forme des bandes épaisses. Vésicules colloïdes importantes et nombreuses; on en trouve quelques ilôts dans le centre même de la glande. Rareté des cellules adicophiles et basophiles; très nombreuses cellules chromophobes
dont le volume est très réduit.
La pars intermédia présente de nombreuses vésicules colloïdes. La pars nérvosa est normale.
Surrénale : Adénome cortical avec réaction spongiocytaire diffuse.
Médullaire épaisse et normale.
Les auteurs ajoutent à ces deux cas un troisième, qui ne s’accompagne pas d’exitus, mais dont le tableau clinique est absolument superposable aux précédents.
III. — M. Lerm., âgé de 46 ans, est frappé d’ictus avec perte de la conscience dans la cour de l'hôpital, à midi, alors qu'il avait pris son repas à 11 heures. .
Examiné aussitôt, le patient est plongé dans le coma le plus complet et toutes les stimulations demeurent sans effet. Contracture intense des membres supérieurs. Réflexes tendineux normaux, réflexe plantaire en filexion bilatérale. Pupilles en myosis serré.
Température 31°7. Pouls 40. Glycémie 0,33.
Une injection intraveineuse de sérum glucosé à 80 % est pratiquée en même temps que l’on donne par la bouche 100 gr. de sirop de sucre et que l'on pratique des injections sous-cutanées de sérum sucré et d’adrénaline.
Neuf heures plus tard, le coma se dissipe, la température demeurant à 38°5; nuit agitée. Le lendemain, glycémie à 0,87. Le malade reçoit pendant plusieurs jours 50 gr. de sirop de sucre et sort guéri
le huitième jour, la glycémie se maintenant à 0,85.
‘À ées observations, qui sont les premières en date, nous pouvons ajouter quelques études anatomo-cliniques absolument superposables, que nôus avons pu faire dans le service de notre Maître, le Professeur LHERMITTE.
IV. — M. Ler…., âgé de 57 ans, pesant 59 kgs, jusque là valide, est admis à l’infirmerie lé 3 octobre 1942, pour un état subcomateux survenu au cours de la nuit. A l’examen, le malade est inerte, en attitude de résolution musculaire, ne répondant à aucune excitation extérieure. La température est à 38°, la respiration a un
caractère périodique.
11 existe une contracture des membres supérieurs et inférieurs. Les réflexes tendineux sont faibles, les cutanés plantaires en extension bilatérale. Pupilles en myosis surtout à droite.
Le reste de l'examen viscéral est normal.
Coupe d'hypophyse dans sa portion glandulaire
Tissu de sclérose collagène infiltrant toute la glande dont les cellules ne sont plus représentées que par une seule variété : les cellules chromophobes.
(Paraffine. Eosine-Hématoxyline) cas Ler.….
(CL. du Laboraloire de Micrographie de l'Institut 'du Cancer)
Devant ce tableau on pense à un coma toxique : la glycémie est à 0,91, l’urée à 0,60.
Malgré la thérapeutique glucosée et l’adrénaline, la glycémie s’abaisse à 0,73, le 5 octobre, à 10 heures, et la mort survient quatre
heures plus tard : après une reprise transitoire de la conscience, le malade s’est enfoncé dans un coma encore plus profond. Examen nécropsique. — A part une congestion passive du pou-
mon, on ne trouve rien qui mérite d’être rapporté. Pancréas cadavérique.
Hypophyse excavée, aplatie. Pars nervosa normale, Pars glandularis : sclérose diffuse. Vésicules colloïdes nombreuses et volumineuses. Assez nombreuses cellules basophiles et peu de cellules acidophiles. Les cellules acidophiles qui existent présentent des vacuoles en petit nombre et se groupent en amas. Cellules chromophobes assez abondantes.
Surrénüule. — Substance médullaire très développée. Pas de sclérose. Dans la corticale, hyperspongiocytose glomérulaire et fasciculée. |
V. — A. Teil…., âgé de 79 ans, pesant 59 kgs, entre l’infirmerie le 9 octobre 1942 pour chute dans la rue avec léger ictus suivi d’une rémission passagère.
Vers 11 heures du matin (avant le lépas) apparaissent des troubles psychiques à évolution très rapide constitués par un état confusionnel important (ne reconnaît pas l'entourage) de la désorientation, une forte agitation psycho-motrice.
Les réflexes téndineux sont faibles avec contro-latéral à gauche, les cutanés plantaires sont en fiexion. Les pupilles sont en myjosis. Hypothermie à 36°5:
La glycémie aussitôt recherchée est à 0,51.
Malgré l'administration de sérum glucosé hypertonique intraveineux et d’adrénaline, le malade entre peu à peu dans le coma, celui-ci est complet à 13 heures et la mort survient à 14 h. 30.
Examen nécropsique. — Foyers de brocho-pneumonie bilatérale
aux bases. Rien d'autre à signaler.
Pancréas cadavérique. Sclérose partielle assez marquée avec intégrité relative des ilôts de Langerhans.
Hypophyse aplatie. Partie postérieure normale, La partie glan-
dulaire contient presque exclusivement des cellules chromophobes,