‹ Les Hypoglycemies Spontanees D'Origine HypophysaireChapitre 7 sur 25 · I. — ROLE DE L'HYPOPHYSE DANS LE METABOLISME DES GLUCIDES · texte numérisé non relu

I. — ROLE DE L'HYPOPHYSE DANS LE METABOLISME DES GLUCIDES

En dehors de son action sur le métabolisme de l’eau, qui paraît à l’heure actuelle parfaitement tirée au clair, le rôle de l’hypophyse dans les divers métabolismes, bien. qu’absolument incontestable, est encore très obscur, et ceci pour de nombreuses raisons :

En premier lieu, l’hypophysectomie, qui est longtemps restée l’apanage d’expérimentateurs hors de pair, n’a jamais été pratiquée que sur un petit nombre d'animaux; ce n’est que depuis peu qu’elle est entrée dans la pratique physiologique courante et qu’elle peut être réalisée en grand sur de petits mammifères de laboratoire.

De plus, la complexité de structure de cette glande fait que, lorsqu'on pratique une hypophysectomie totale, il est difficile de savoir à quelle déficience fonctionnelle localisée on peut attribuer les phénomènes observés; encore faut-il être certain au cours de l'intervention de n'avoir pas lésé la région infundibulo-tubérienne qui, du point de vue anatomophysiologique, est étroitement associée à l’hypôphyse.

D'autre part, l’hypophyse « cerveau endocrinien » exerce un étroit contrôle sur les autres glandes endocri-

nes, et il est difficile de savoir, une fois réalisée l’hÿpophysectomie dans de bonnes conditions, ce qui, dans les phénomènes observés, résulte directement de la carence hypophysaire ou indirectement des autres glandes qui échappent au contrôle de leur chef de file.

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Enfin, les différents extraits hypophysaires dont la composition varie suivant le môde de préparation, ne contiennent pas des espèces chimiques définies; par conséquent, la comparaison des résultats obtenus avec des produits peut-être d’essence différente est très malaisée et ‘rend difficile leur interprétation. “

Quoi qu’il en soit, nous allons essayer de clarifier le sujet (peut-être en l’altérant un peu) et d’esquisser une synthèse des travaux concernant cette question de la glycorégulation hormonale hypophysaire.

Au seuil de cette étude, précisons que notre dessein n’est nullement de récapituler la physiologie hypophysaire (ce qui dépasse.notre compétence), mais de dégager les notions indispensables à la discussion des problèmes . physio-pathologiques qe nous aurons à envisager par la suite.

En se bornant strictement à l’étude de la régulation glycémique, il semble que l’on en peut schématiser le mécanisme de la façon suivante :

Le glucose, emmagasiné dans le foie et dans le muscle sous forme de glycogène, est libéré peu à peu dans le sang sous linfluence d’une glycogénase. A la constance de la glycémie ainsi réalisée contribuent deux systèmes antagonistes, l’un hyperglycémiant, l’autre hypoglycémiant, dans chacun desquels intervient à des degrés di-: vers l’hypophyse par ses sécrétions internes.

d) ACTION CÉTOGÈNE OU ACÉTONEMIANTE.

Notons d’abord que certains extraits alcalins de lobe antérieur d'hypophyse accroissent l'élimination urinaire des corps cétoniques chez le rat (BurN et LinG, 1930). I y a en même temps hypercétonémie due presque exclusivement à l’augmentation du taux de l'acide 8 oxybutyrique (ANSELMINO et HOFFMANN, 1931). Ces faits ont été vérifiés par MacisrTris en 1932. Le principe actif permet la glycogénèse des lipides après cétogénèse. Il est ultra-

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filtrable et dialysable, insoluble dans l'alcool absolu, l’éther, le chloroforme, soluble dans l’eau et l'alcool dilué, peu stable à la chaleur. On le retrouve dans l’urine. Ces extraits accroissent la teneur du foie en glycogène et diminuent le métabolisme basal.

b) ACTION SUR LA RÉSERVE DU GLYCOGÈNE.

Notons encore que d’après ANSELMINO et HOFFMANN (1934), le sang de diabétique diminue le glycogène hépatique, action qu’ils attribuent à une substance glycogénolytique d’origine hypophysaire, extraite sous forme de poudre cétonique.

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