T0 SUICIDES
main. Cet accès l'oblige à garder le lit pendant deux jours, [Mue que ses douleurs d'estomac sont devenues plus fortes et l'empêchent de prendre des aliments. Elle éprouve en même temps des hallucinations.
Elle lit dans la suite d'autres tentatives de suicide. Celte malade est très dangereuse : la moimlre contrariété la surexcite, la rend agressive et les convulsions s'ensuivent. Le coït lui occasionne des crises : elle trappe alors son mari même, qui ne voit d'autre moyen que de prendre la fuite, pour se soustraire à ses violences1.
Suicides. — Les tentatives de suicide ne sont pas toujours vaines. Les trois observations qui vont suivre montreront que la mort volontaire peut devenir parfois la terminaison de l'hystérie, mais les exemples en sont rares.
OBSERVATION XLVII. — Suicide par strangulation.
Joséphine*", âgée de vingt-sept ans, six jours après son enlréeà la Salpêtrière, essaya de s'étrangler avec son foulard, puis avec son bas. On fut contraint de lui mettre la camisole. Plus tard on la lui ôta, sur la promesse qu'elle lit de ne plus chercher à se nuire.
Jamais, à son dire, elle n'a eu de maladies graves, si ce n'est des attaques nerveuses el des vapeurs. A quatorze ans, elle quitta son père, entra en service, mena une vie désordonnée, et, recherchant les rapports sexuels, répétait qu'il lui fallait un homme. Plusieurs fois elle changea de maître; elle fut abandonnée par un amant qui la laissa enceinte. Venue à Paris, elle y avorta, et, selon son expression, elle rentra
1. l'h. Kiilm, in Aim. méd,-psych. , 1e série, t. VI, p. 23, 1865.