‹ Les hysteriquesChapitre 145 sur 265 · SUICIDE PAR SI RÀNGULAT10N. ::TI · texte numérisé non relu

SUICIDE PAR SI RÀNGULAT10N. ::TI

en elle-même. Effrayée par un confesseur, elle eul des scrupules religieux et devint mélancolique.

C'est alors qu'on la lit entrer à la Salpétrière, et, après une période de calme, elle chercha plusieurs fois à se frapper la tète contre les murs. Enfin, après un mois de séjour à l'hospice, elle descendit dans une cave où se trouvaient plusieurs cordes, qu'elle y avait sans doute déposées depuis quelques jours, et elle se pendit à la rampe de l'escalier.

La corde ne fut coupée qu'après une heure et demie, et c'esl en vain qu'on essaya de rappeler cette malheureuse à l'existence1.

OBSERVATION XLVI1I. — Idées persistantes de suicide. — Suicide par strangulation.

Marie ***, âgée de trente-cinq ans, était d'une taille élevée, elle avait le col court, la peau blanche et de l'embonpoint. Elle était née tl'un père et d'une mère qui avaient eu plusieurs enfants aliénés.

A l'âge de deux ans elle eut la petite vérole.

A seize ans elle perdit sa mère et en fut très affligée.

A trente ans, Marie fut surprise par dix soldats ennemis. La frayeur lui causa un tremblement général qui persista pendant plusieurs jours. Un an après, elle fut prise de convulsions hystériques très violentes.

Cependant, après deux ans de cetétat,les convulsions cessèrent, et sans la persistance de la céphalalgie et de la paralysie de la langue, elle eût pu se croire guérie.

Elle voulut alors vivre auprès de sa sieur: mais là, témoin du bonheur de cette dernière, accablée de souvenirs affreux, souffrant de maux atroces, ne pouvant supporter l'horreur de celte position, Marie parlait souvent de se détruire, elle

1. Albin Gros, in Afin, d'hyg- et de méd. lég., I - série, t. XIII, p. 208, 1835.

Page 1