Sandras, Traité de* maladie» nerveuses
2. Bulard, Étude sur la folie hystérique, ou de la folie hystérique, considérée comme cause d'aliénation, Th. de Montpellier, 1858.
IS LES CAUSES DK Î/HYSTÉIUK.
dans certains établissements ouverts aux femmes. Mais ces épidémies ont pu être rattachées à des causes spéciales, et aujourd'hui, l'hystérie ne se voit que très exceptionnellement chez les religieuses, notamment chez celles des hôpitaux et des écoles, soustraites par leurs conditions d'existence aux influences prédisposantes qu'engendre la vie cloîtrée.
Dans les maisons hospitalières, on rencontre beaucoup plus d'hystériques parmi les femmes mariées ou vivant en concubinage que parmi les vierges.
Enfin, Briquet, d'après des renseignements très exacts recueillis à l'hôpital de Lou reine et à la prison de Saint-Lazare, d'après le témoignage de MM. les docteurs Besançon, L. Goupil, de la Morlière, Boys de Loury, arrive à cette conclusion que la moitié des filles publiques de Paris sont hystériques.
« Je puis affirmer, dit Morel1, que l'érotisme et la nymphomanie sont des exceptions au milieu des phénomènes pathologiques que j'ai ordinairement observés chez les aliénées hystériques, et, alors même qu'un amour contrarié et non satisfait a été le point de dépari des perturbations du système nerveux, on peut supposer que les tendances dont je parle impliquent des dispositions morbides différentes. Je tiens d'autant plus, ajoute l'auteur, à faire ressortir ce fait, que l'on est généralement trop disposé à rattacher à l'absence des satisfactions du mariage les troubles de l'ordre intellectuel et moral que nous décrivons, et le nom d'hyper-