‹ Les hysteriquesChapitre 160 sur 265 · ACTES DÉLICTUEUX · texte numérisé non relu

ACTES DÉLICTUEUX

allons examiner maintenant; on y verra des hystériques porter contre les personnes les plus innocentes des accusations parfois monstrueuses, et, par malheur, l'art avec lequel ces dangereuses malades ourdissent leurs machinations, a trop souvent abusé la clairvoyance des magistrats. Nous montrerons que les parents, les médecins des hystériques, les étrangers même qui se trouvent par hasard sur leur chemin, peuvent se voir atteints à l'improviste dans leur honneur et leur liberté par suite des plus regrettables erreurs judiciaires; nous espérons ainsi rendre évident pour tout le monde le danger social que constitue l'hystérie dans certaines de ses manifestations, afin que désormais, dans des cas analogues à ceux dont nous allons parler, les magistrats, les avocats, les médecins et le public soient mis en défiance.

Nous n'accompagnerons pas de longs commentaires les observations qui vont suivre; les faits parlent d'euxmêmes et les conclusions s'en dégagent à la seule lecture.

Séquestrations prétendues arbitraires. — Voici deux

cas dans lesquels des hystériques ont accusé les médecins qui les soignaient de les avoir séquestrées et de les détenir arbitrairement.

Page 1