‹ Les hysteriquesChapitre 18 sur 265 · SEXE · texte numérisé non relu

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mulée avec beaucoup de clairvoyance par Ch. Lepois et adoptée depuis par la plupart des médecins.

On conçoit qu'il en ait coûté aux auteurs partisans de l'origine utérine de la névrose, d'admettre la possibilité de son existence chez l'homme. Et cependant, les faits d'hystérie observés dans le sexe masculin ne sont plus à compter aujourd'hui. M. Bernutz • en 4874 en réunissait six cas indéniables, empruntés à Forget, à Briquet, à Landouzy lui-même. Depuis cette époque, de nombreuses observations ont été publiées dans divers recueils périodiques et réunies dans des thèses, telles que celles de MM. Jannet et Klein (1880). Tout récemment enfin, en 1881, la Société médico -psychologique décernait le prix Esquirol à un intéressant mémoire, dans lequel le regretté d'Olier-, interne à l'hospice de Bicêtre, a retracé l'histoire de l'hystérie chez l'homme, en mettant en relief ses caractères et sa fréquence.

Pour montrer que l'hystérie existe indubitablement dans le sexe masculin avec les mêmes caractères que chez les femmes, il nous suffira de citer quelques observations, caractéristiques à des points de vue différents. La première, empruntée au Mémoire de d'Olier, est un cas d'hystérie convulsive classique.

I. Bemulz, art. Hystérie, in Xouv. Dict. de médecine et de chirurgie pratiques, tome XVIII.

•2. D'Olier, fie l'hystérie citez l'homme. Mémoire couronné (prix Esquirol) par la Sociélé médico-psychologique.

16 i USKS PRÉDISPOSANTES.

OBSERVATION 1 - Hystérie chez an garçon de treize ans. — Zones hystérogènes. — Aura. — Boule hystérique. — Délire. — Hallucinations. — amélioration par l'hydrothérapie.

Rouz. . . , treize ans.

Ktnt de la sensibilité. — La sensibilité cutanée est égale et normale îles deux côtés. La vue, l'ouïe, le goût et Vodorut présentent seulement un peu moins de finesse du coté gauche.

/•■M - btstérogènes. 1° (Hou hystérique siégeant à deux centimètres en avant du vertes ; la pression en ce point produit un»' douleur retentissant dans toute la tète. Il existerait à ce niveau une douleur spontanée immédiatement avant les attaques :

2o Rachialgi e, au niveau des 5e, 6e et 7e apophyses épineuses dorsales :

3 Zone dans le 7e espace intercostal gauche, à 4 ou 5 centimètres de la colonne vertébrale ;

i Zones dans les 5e' espaces intercostaux, un peu en avant de la ligne axillaire; la pression en ces points produit des douleurs lancinantes irradiant dans l'abdomen;

5 Au niveau de la partie supérieure du sternum;

|> Dans les flancs;

7° Dans les fosses iliaques (région ovarienne), surtout à gauche.

Attaque. Aura caractérisée par la sensation d'une boule qui remonterait du bas ventre à l'épigastre et au larynx où elle produirait de la strangulation ; l'ascension de cette boule se ferait en quatre ou cinq minutes, puis surviendraient des éblouissements, vertiges, bourdonnements d'oreilles, sentiment de conslriclion au niveau du front, et enfin perte de connaissance.

L'attaque débute alors par des douleurs abdominales et un état de rigidité très prononcé faisant bientôt place à des

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