‹ Les hysteriquesChapitre 19 sur 265 · SEXE · texte numérisé non relu

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convulsions cloniques violentes; grands mouvements et balancements d'avant en arrière, interrompus de temps en temps par des arcs de cercle plus ou moins complets. Puis survient la phase de résolution et de délire affectant les allures les plus bizarres, tantôt très courte, (rires, mots entrecoupés), tantôt au contraire très prolongée et paraissant alors constituer un véritable état de somnambulisme: l'enfant a les yeux ouverts, comprend ce qu'on lui dit, s'amuse avec les personnes qui l'entourent, mais ne prononce pas une parole; plusieurs fois, à ce moment, on a pu lui faire écrire son nom et son adresse. Quelquefois, il parait exister des hallucinations de la vue : la physionomie de l'enfant exprime la terreur, il repousse avec rage tous les assistants, crache à la figure et montre le poing même à ses parents qu'il ne reconnaît plus ; l'instant d'après, ayant reconnu son père en touchant sa barbe et la bague qu'il porte au doigt, sa physionomie exprime la joie. Dans d'autres cas, il croit jouer avec des camarades, fait les gestes et laisse échapper quelques interjections.

Cet état peut se prolonger dix minutes et davantage, puis ta rigidité revient et une nouvelle attaque commence. Il peut ainsi s'en produire cinq ou six dans l'espace d'une heure. Lorsqu'il s'agit du délire terminal, le malade annonce quelquefois que sa boule descend et en indique le trajet avec le doigt; puis on observe tantôt des pleurs, tantôt une miction abondante d'urine claire. L'enfant reste ensuite étendu pendant quelques minutes, et, lorsqu'il se relève, tout est fini. Il ne lui reste aucun souvenir de ce qui s'est passé.

Durant plusieurs mois, ces crises se sont produites quotidiennement dans l'après midi, à peu près à heure fixe. Comme chez la plupart des malades de ce genre, l'état de la sensibilité a fréquemment varié, et, à diverses reprises, on a pu constater une hémianesthésie gauche très nette bien

qu'incomplète.

Legramj du Saille. — Los hystériques. -

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malade a été notablement amélioré par l'hydrothérapie.

L'observation suivante esl un exemple d'hystérie -ans attaques convulsives, se manifestant par des phénomènes de nature spasmodique el paralytique.

0BS1 i;\ \ili»N il'. — Bystériechez un garçon de dix ans. — OEsophagisme. — Paraplégie. - - Caractère féminin. — Amélioration par l'hydrothérapie et l'Isolement.

X..., âgé dedix ans, bonne santé antérieure, mère très nerveuse. En 1 s T 7 . au mois d'octobre, se plaint de malaises, île maux d'estomac, puis commence à vomir. Les vomissements deviennent de plus en plus fréquents et finissent

par se produire à la moindre ingestion d'aliments. En mê

temps, on s'aperçoil d'un affaiblissement progressil des membres intérieurs qui va jusqu'à la paraplégie presque absolue, au point de confiner le petit malade dans son lit.

La sensibilité s'est émousséc en même temps que la motilité diminuait, et l'anesthésie est complète aux membres inférieurs, vers le mois de janvier 1878. La sensibilité de la

m pharyngienne est aussi très obtuse. Pas de troubles visuels, ni de paralysie d('> muscles moteurs de l'œil.

L'amaigrissement est visible, mais pas très marqué. Un jour, il '--t impossible de rien faire avaler à l'enfant. On pratique le cathétérisme œsophagien avec nue certaine difficulté : on éprouve au passage de la sonde une sensation de constriction. Pendant trois mois, on est obligé d'alimenter le malade avec la sonde.

Tous les médicaments antispasmodiques sont essayés successivement sans succès; bromure de potassium, valérianates, etc. L'électricité ne produit aucune amélioration.

1. D. Pouquet, Etude clinique sur quelques spasmes d'origine hystérique, Thèse de Paris, 1880.

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M. Cliarcot est appelé en consultation. Il remarque de suite le caractère particulièrement féminin de l'enfant qui portait une bague au doigt, aimait à se parer et à jouer à des jeux de petite Mlle. Il essaie de faire cesser les accidents par le sommeil hypnotique et la compression du testicule, sans succès. Enfin il conseille de reprendre L'hydrothérapie qui avait déjà été essayée inutilement, mais en la combinant avec l'isolement, loin tic la famille.

L'enfant est transporté dans un établissement hydrothérapique, seul avec une domestique, et soumis à des douches froides violentes : le lendemain, il mangeait seul, remuait les jambes, se levait et manifestait le désir de rentrer le jour même chez ses parents.

Depuis lors, les accidents paralytiques et spasmodiques ne se sont pas reproduits. Cependant la sensibilité pharyngienne est restée obtuse : on peut toucher Pépiglotle avec le doigt sans provoquer de réflexe.

Le caradère est toujours féminin et hystérique. L'enfant est très intelligent, et il a tous les prix de sa classe, mais il est d'un caractère inégal et emporté, impressionnable à lexcès : il pleure facilement.

A ces deux observations d'hystérie chez de jeunes garçons il ne sera pas hors de propos d'ajouter la suivante, récemment communiquée à la Société, clinique par M. le Dr KuefT1 ; la nature de la cause génératrice de l'accès d'hysléro-épilepsie dans ce cas est à elle seule un enseignement, par ce temps d'exhibitions magnétiques.

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