IMPULSIONS HOMICIDES
toute probabilité, quand elle a commis les actes si graves pour lesquels elle est poursuivie.
Le parquet se range à cet avis et met la nommée V. à la disposition de l'autorité administrative, qui la maintient à l'asile de Dijon '.
impulsions homicides. — Les impulsions au meurtre, dans le sens absolu du mot, c'est-à-dire, avec cette soudaineté et cette violence irrésistible qui caractérise les impulsions épilepliques, sont, avons-nous dit, exceptionnelles chez les hystériques ; il s'agit surtout de certaines tendances demi-conscientes, ainsi que le montrent les deux faits suivants cités par Morel.
« Chez une dame que je soigne, « la flamme, pour me servir de son expression, part du centre épigastrique et lui enveloppe la tète comme une nuée de feu ». Elle brûle alors et en arrive à se rouler par terre et à implorer secours et protection. Elle frappe les personnes qui la soignent; elle n'ose embrasser son enfant de peur de l'étouffer dans ses étreintes. Elle pousse des cris insensés, commet toutes sortes d'actes désordonnés et se trouve d'autant plus à plaindre qu'elle a, dit-elle, la conscience que ce sont là des actes de folie et qu'elle ne peut s'empêcher de les commettre.
» Je citerai encore une femme que j'ai observée en 1840 avec M. Lasègue, à la Salpêtrière, et dont l'existence n'était qu'un long gémissement. Elle s'accusait d'avoir voulu, sous l'influence d'un état émotif,