MOBILITÉ EXTRÊME DES ACCIDENTS
Mobilité extrême des aeeidents. — La caractéristique la plus frappante dans la marche de l'hystérie, c'est assurément l'extraordinaire mobilité des accidents, mobilité telle, dit Briquet, par qui cette particularité a été bien mise en lumière, que la mobilité arthritique ou la variabilité rhumatismale n'en approche pas. « Tous les symptômes de cette névrose, anesthésies, hyperesthésies, spasmes, convulsions, paralysies, etc., peuvent se transporter brusquement d'un lieu à un autre... Ces translations sont soudaines, brusques, se faisant du jour au lendemain, allant de la partie supérieure du corps à l'inférieure, d'un côté du corps à l'autre, d'un viscère à un membre; elles se font souvent sans que la cause en ait pu être appréciée, elles ont lieu dans des cas où les symptômes ont eu peu de durée, comme dans ceux où ils ont montré la ténacité la plus prolongée. Des accidents datant de plusieurs mois, d'une année même, disparaissent en vingt-quatre heures, et sont remplacés par des troubles qui s'étaient développés ailleurs. Leur nature même pourra être changée, une anesthésie remplacera une hyperesthésie, une convulsion se substituera à une paralysie et vice versa. »
Relation de I hystérie avec les maladies intercurrentes. — Les maladies aiguës graves peuvent momentanément suspendre chez les hystériques les accidents nerveux, mais ceux-ci d'habitude réapparaissent plus marqués au moment de la convalescence, favorisés alors par l'état de faiblesse et d'anémie qui est la conséquence fréquente des affections fébriles.