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III. — DURÉE, TERMINAISONS

Le statu quo ou la guérison sont les terminaisons habituelles de l'hystérie. 11 est très rare que la névrose ne disparaisse pas ou tout au moins ne s'atténue pas avec le progrès de l'âge, particulièrement après la ménopause. Dans d'autres cas, des femmes n'ayant présenté, pendant toute la durée de leur vie, que des manifestations hystériques insignifiantes, voient cellesci faire place au moment de l'Age critique à des accidents nerveux beaucoup plus marqués. Les guérisons peuvent ne laisser après elles aucune trace. Certains auteurs, au contraire, ont avancé qu'elles créaient une impressionnabilité particulière de certains appareils de l'économie, par exemple, une prédisposition à la tuberculose. Cette allégation aurait besoin d'être appuyée sur de plus nombreuses observations.

Relativement à la durée de l'hystérie et à la réalité de sa guérison, il est bon d'avoir présentes à l'esprit ces réflexions qu'une longue expérience avait suggérées à Briquet :

« On sait jusqu'à présent très peu de choses positives sur la durée de l'hystérie; aussi ne trouve-t-on à ce sujet dans les auteurs spéciaux que des assertions vagues, qui se résument dans cette donnée banale que la susceptibilité nerveuse diminue avec l'âge et que l'époque à laquelle on observe le plus souvent la guérison de l'hystérie, est celle de l'âge critique... J'ai vu

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bien des hystériques ; parmi le grand nombre de celles que j'ai traitées, beaucoup m'ont quitté, n'ayant plus d'accidents hystériques. Il ne passe pas dans mon service à l'hôpital de la Charité une femme âgée, sans que je me mette au courant des accidents hystériques qu'elle peut avoir eus dans sa vie, et, malgré tout cela, je serais fort embarrassé d'assigner un terme à la durée de l'hystérie; je suis surtout loin d'avoir dans mes opinions sur cette maladie, l'optimisme qu'ont beaucoup d'auteurs. Je regarde l'hystérie comme une maladie de toute l'organisation, dont on calme les accidents assez facilement, mais qu'on guérit très rarement, et dont la guérison est, comme celle de l'aliénation, toujours très précaire et dépendante des circonstances dans lesquelles se trouvent placés les sujets. Dans la très grande majorité des faits de cessation de la maladie, cités par les auteurs, on ne trouve que des cas de soulagement, mais aucune preuve qu'ils aient été des cas de guérison, attendu qu'aussitôt après la prétendue guérison, on a perdu de vue la malade.

»Pour déclarer une hystérique guérie, il faut l'avoir vue plusieurs années après sa guérison. »

Dans quelques cas rares, la maladie s'est terminée par la mort. On a vu par exception des hystériques succomber pendant l'attaque des suites d'une syncope ou par suffocation intense.

Hystérie hydropiiohique. — Le regretté Maurice Raynaud a communiqué, en 1881, à la Société médicale des hôpitaux, un cas d'hystérie qui s'est terminé par la mort dans des circonstances très étranges. Une femme

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