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U NAITRE DE L'HYSTÉRIE

de trente an? était sujette depuis cinq ans à des attatjues d'hystérie, accompagnées d'un spasme pharyngé très violent et de symptômes très analogues à ceux de l'hydrophobie rabique. Ayant subi l'abrasion d'une portion de la matrice de l'ongle pour un ongle incarné, elle fut prise quelque temps après d'une douleur rachidienne très avec vive fièvre. Celte douleur fut bientôt remplacée par une douleur de la nuque, un peu de trismuset de l'angoisse respiratoire. Tous ces accidents ressemblaient tellement à ceux de la rage qu'une enquête fut faite pour savoir si cette malade n'avait pas été mordue, puis ces phénomènes firent place à des douleurs abdominales. Mais les spasmes augmentèrent, la respiration devint difficile, et la malade succomba avec une contracture du diaphragme. Après avoir écarté l'hypothèse de l'hydrophobie ou du tétanos, M. Raynaud conclut à un accès d'hystérie à forme rabique. 11 n'y avait pas de fièvre au moment de la mort.

D'autres malades sont mortes de marasme progressif, dans le cours d'une hystérie grave prolongée. Les deux accidents les plus graves à ce point de vue sont l'anorexie hystérique et les vomissements incoercibles. La mort résulte alors de l'inanition qui favorise l'éclosion de la tuberculose ou rend fatale toute complication intercurrente.

§ IV. — NATURE DE L 'HYSTÉRIE Absence de lésions anatonio-|>atliologic|tics. — Je

rappellerai en terminant que jusqu'à ce jour l'hystérie

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