ABSENCES DE LÉSIONS ANATOMIQUES
n'a pas d'analomic pathologique. Dans un cas Lien connu, M. Chaicot a trouvé à l'autopsie d'une ancienne hystérique, qui depuis longtemps était atteinte de contracture, une sclérose des cordons latéraux de la moelle. Il s'agissait vraisemblablement là d'une simple coïncidence, c'est-à-dire d'un fait de tabès dorsal développé chez une hystérique, mais non par suite de l'hystérie.
Quant aux altérations viscérales nombreuses trouvées par les auteurs dans divers cas, elles n'ont pas d'autre valeur que celle d'altérations purement contingentes. C'est assez dire que, jusqu'à nouvel ordre, l'hystérie doit être maintenue dans le groupe vague et mal défini des névroses.
L'absence de lésions anatomiques visibles après la mort ne prouve pas que pendant la vie il n'a pas existé des troubles matériels du système nerveux, tels que deshyperhémies ou des ischémies localisées en tel ou tel point du système nerveux. Ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, M. G. Ballet fait observer avec raison que l'hémianesthésie est explicable par un trouble circulatoire de nature ischémique portant sur le point le plus reculé de la capsule interne, dans lequel passe le faisceau sensitif de Meynert, ou sur le point des circonvolutions auquel aboutit en définitive ce faisceau, dont la destruction dans les maladies organiques du ceiveau entraîne toujours l'anesthésie.
Toutefois, s'il est impossible, quant à présent, d'émettre même une hypothèse relativement à la nature de la lésion des solides ou des liquides qui détermine