MANIFESTATIONS LES PLUS BAB1TDELLKS
s'assurer que les symptômes constatés sont réels et non simulés.
a. On croyait autrefois à la valeur infaillible de quelques signes, qui ont aujourd'hui perdu la valeur que nos devanciers leur attachaient, et sur lesquels nul ne songerait plus à s'appuyer pour établir la nature hystérique d'un symptôme. Ces signes étaient les suivants : 1° l'existence constante et continuelle de douleurs à l'utérus; 2° le soulagement notable obtenu lorsqu'on met en même temps de mauvaises odeurs sous le nez et des parfums près de la matrice; 3° le retour fréquent des accidents; 4° le soulagement obtenu, d'après Chambon, par l'application au niveau de l'épigastre de substances d'une odeur agréable.
Le peu d'intérêt qui s'attache à des signes aussi singuliers et à des procédés aussi bizarres n'a pas besoin d'être discuté.
C'est dans l'étude attentive des symptômes observés, des nuances qui les différencient d'avec les manifestations analogues imputables à une lésion organique, c'est surtout dans la considération des symptômes concomitants qu'on puisera les éléments d'appréciation sur lesquels on puisse appuyer un jugement.
Lorsqu'une malade se présente atteinte de l'un ou de plusieurs des mille accidents qu'on est en droit de rapporter à l'hystérie, on doit tout d'abord la questionner avec soin sur ses antécédents personnels ou héréditaires. On peut ainsi trouver, dans l'histoire du passé, des éléments de présomption pour ou contre l'existence de la névrose. Mais, quelle que soit la valeur
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de cet interrogatoire rétrospectif, il ne saurait jamais avoir la même importance que l'exploration soigneuse de la malade, et l'examen méthodique des divers symptômes existant au moment de l'examen.
Parmi les manifestations de l'hystérie, il en est, en effet, qui l'ont bien rarement défaut, et qu'on retrouve presque toujours, plus ou moins atténuées, chez les malades soumises à l'observation : c'est l'excessive émotivité, l'invincible tendance qu'ont les hystériques à pleurer ou à rire pour un rien ; ce sont les points douloureux, dont nous avons plus haut indiqué le siège, le point épigastralgique que Briquet considère comme très fréquent; les douleurs le long de l'épine dorsale, entre les deux épaules, au-dessus et au-dessous du sein, au niveau de l'une ou des deux régions ovariques; ce sont les anesthésies, particulièrement, anesthésie à la douleur et au froid, partielle ou absolue, localisée ou étendue à tout un côté du corps, plus spécialement le côté gauche. Quand une femme, une jeune femme surtout, offre l'un ou plusieurs de ces symptômes, on est en droit de diagnostiquer l'hystérie chez elle et de rapporter à la névrose les manifestations dont elle se plaint : crise, convulsion, contracture, etc.
Il ne faut pas perdre de vue cependant que l'hystérie peut n'être qu'un épiphénomènc, au cours d'affections à substratum anatomique défini. M. Grasset rapporte deux faits intéressants à ce point de vue. Il s'agit de deux cas d'hystérie symptornatique, l'un de tumeurs cérébrales, l'autre d'une sclérose étendue d'un hémisphère. Dans le premier, on avait diagnostiqué