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MANIFESTATIONS LES PLUS HABITUELLES

l'existence de l'altération centrale, mais dans le second, on s'était cru en présence de la névrose pure. D'autre part, au cours de l'hystérie la mieux confirmée, il peut exister certaines lésions organiques, un cancer du pylore, par exemple, et on conçoit que, dans l'espèce, il faut se garder de concentrer exclusivement son attention sur les troubles nerveux. En un mol, Chaque fois qu'une malade présentera l'un des désordres qu'on peut à priori rapporter à l'hystérie, on recherchera attentivement d'une part les symptômes qui constituent les manifestations les plus habituelles de la névrose. Si ces symptômes existent, on sera en droit, en l'absence de signes indiquant que les manifestations dont on cherche à pénétrer la nature, tiennent à une lésion définie, de croire à un phénomène hystérique.

Exceptionnellement, cette manifestation (paralysie ou contracture, par exemple) peut être la seule observée chez la malade. Dans ce cas, l'hystérie est moins certaine; mais, même en l'absence des troubles habituels dont nous avons parlé plus haut, elle ne saurait être éliminée. C'est alors le cas de mettre à profit, tout en faisant la part de l'exagération de l'auteur, le précepte de Sydenliam : « Quand j'ai bien examiné une malade, que je ne trouve en elle rien qui se rapporte aux maladies connues, je regarde l'affection dont elle est prise comme une hystérie. »

b. Nous ne voulons pas entrer ici dans les détails d'un diagnostic différentiel en règle entre les différents symptômes de l'hystérie et ceux qui, étrangers à

la névrose, lui ressemblent de plus ou moins loin ; nous devons cependant mettre en relief les signes à L'aide desquels il est possible de distinguer d'une pari les attaques hystériques des accès d'épilepsie, d'autre pari les diverses manifestations de la névrose de celles d'une autre affection, qui, à vrai dire, lui ressemble moins qu'on ne l'a dit, nous voulons parler de l'hypochondrie. Ces deux points spéciaux du diagnostic ont une importance telle que quelques développements sont nécessaires.

Nous avons étudié plus haut la grande attaque d'hystérie, qui peut être considérée comme l'attaque type, et nous avons montré que la première phase de la crise ressemblait tellement à l'accès du mal comitial qu'on pourrait s'y méprendre : la preuve en est qu'on s'y est mépris. Plusieurs auteurs, et des plusrecommandables, frappés en effet des analogies qui existent entre la période épileptoïde de l'attaque et l'accès d'épilepsie, avaient considéré la grande attaque comme une sorte de crise d'hybride relevant à la fois des deux névroses. La démonstration que, sous les ressemblances symptomatiques, se dissimule une divergence profonde de nature, n'est plus à faire. Les travaux de Louyer-Villermay, de Briquet, de Charroi, ont définitivement établi le fait, et c'est pour le consacrer que ce dernier a créé l'expression d'hystéro-épilepsie à crises mixtes. Mais, par cela même que les manifestations hystériques convulsives ont de frappantes analogies avec celles du mal comitial, il peut, dans certaines conditions, devenir difficile de les distinguer les unes des autres.

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