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CAS D'UN DIAGNOSTIC DIFFICILE

La percussion et l'auscultation du thorax ne dénotent aucun signe d'affection pulmonaire. Le murmure vésiculaire est seulement affaibli en raison du peu d'ampleur des respirations.

14 août. Deux attaques d'hystérie convulsive très nettement caractérisées et d'une assez longue durée.

Le 22. On remarque que la dyspnée est peu intense quand la malade est seule, mais qu'elle augmente rapidement, lorsqu'on s'approche de son lit et qu'elle se voit l'objet de l'attention du service.

Le 23. Crise gastralgique avec vomissements.

Le 25. Violente attaque d'hystérie avec arc de cercle.

Le 20. Ovaralgie vive. Polypnée extrême : GO à 70 respirations par minute, se décomposant en plusieurs inspirations courtes, pressées, suivies de temps en temps d'une profonde expiration. La paraplégie ne s'est guère améliorée : la malade est toujours dans le même état, elle peut à peine se traîner avec le secours de ses deux béquilles.

Même état jusqu'au 10 septembre : vives douleurs constriclives autour du thorax. Douches froides tous les jours.

10 septembre. La paraplégie semble diminuer un peu. L'hémianesthésie persiste, mais les crises de polypnée deviennent plus rares. On essaie le traitement par l'aimant, que l'on place sur un oreiller à quelques centimètres du corps. Au bout de quelques jours, on s'aperçoit que ce moyen ne donne pas de résultats appréciables. Il est vrai que l'aimant est faible. C'est alors qu'on se décide à employer le traitement métallothérapique. De> plaques de cuivre sont appliquées suivant la méthode du D' Burq.

Au bout de quelques jours, tous les accidents ont disparu, et la malade sort avec toutes les apparences d'une guérison complète.

Le diagnostic peut être parfois assez difficile, impossible même à établir de prime abord, et le temps seul

tranche la question litigieuse comme dans le cas suivant.

OBSERVATION \f.IX. — Hystérie chez l'homme simulant tour à tour une gastrite, une affection spinale, et une tuberculose pulmonaire.

Il .s'agit d'un malade entré à l'hôpital Tenon, dans le service de IL Huchard, en 1881. Il se plaint d'une affection de l'estomac pour laquelle il a déjà été traité par un médecin des plus distingués ; il vomit continuellement depuis un mois, à peu près tous les jours, des matières bilieuses abondantes auxquelles se joignent parfois des matières alimentaires; l'anorexie est absolue, les douleurs gastriques assez vives. Comme ce malade avait autrefois commis quelques accès alcooliques, on croit à l'existence d'une gastrite, on le traite par l'eau de Vichy, par les amers, etc., puis enfin on pratique des lavages de l'estomac qui paraissent pendant quelques jours amener une légère amélioration, mais qui ensuite restent sans effet.

D'un autre côté, comme ces accidents gastriques semblent survenir d'une façon paroxystique, on croit même un instant qu'il s'agit de ces crises gastriques qui constituent parfois pendant un temps assez long des signes précurseurs d'une affection spinale.

Les vomissements continuent quelque temps encore et s'arrêtent cependant un jour sans cause. Alors, le malade commence à tousser d'une toux sèche, un peu quinteuse et sonore sans expectoration ; la paroi thoracique gauche est le siège d'une hyperesthésie cutanée très vive, le malade a plusieurs hémoptysies peu abondantes, mais réelles ; à l'auscultation, respiration saccadée, mais existant des deux côtés de la poitrine, un peu faible à droite; à la percussion, submatité très légère dans la fosse sus-épineuse droite.

En présence de tous ces symptômes, on pouvait croire à

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