TRAITEMENT PHARMACEUTIQUE
sagrégée; sitôt qu'elle avait pénétré dans l'estomac, elle avait provoqué de la douleur; néanmoins le repas avail continué, et la bouchée de pain seule avait été vomie, le reste avait parfaitement passé-. 9
On examinera avec soin l'appareil génital pour s'assurer que de ce côté il n'y a aucune lésion, aucun vice de position qui soit de nature à influer sur la névropathie. Et, si l'on découvrait l'existence d'une affection utérine, on la soignerait par les procédés appropriés.
Les antispasmodiques et les stupéfiants ont joui d'une grande faveurdans la thérapeutique de l'hystérie, faveur imméritée, hàtons-nousde le dire; car si, dans quelques cas, on a pu voir, sous leur influence, se produire des améliorations passagères, on n'a jamais dûment constaté de modifications persistantes et durables de la névrose elle-même.
Les antispasmodiques ont été surtout préconisés par les anciens, qui, imbus d'idées singulières sur la nature de l'hystérie, n'hésitaient pas à avancer que l'utérus redoute les mauvaises odeurs et les évite par sa fuite, tandis qu'il aime et recherche les parfums. C'est en vertu de ces théories qu'on faisait respirer à la malade des substances fétides pour chasser l'utérus [vers les parties inférieures, et qu'en même temps dans l'espoir de l'attirer, on plaçait au voisinage de la vulve des parfums, du castoréum par exemple. En fait de mauvaises odeurs, on en imaginait de toutes sortes : on faisait brûler sous les narines du pied de bouc ou d'élan, du vieux cuir, de la corne de cerf, des poils, on faisait