‹ Les hysteriquesChapitre 223 sur 265 · TRAITEMENT PHARMACEUTIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PHARMACEUTIQUE

respirer la fumée d'une lampe à demi éteinte, etc., etc.

11 n'es! pas besoin d'insister surl'étrangeté de pareils procédés -

Si l'on étudie à un point de vue plus positif l'action des antispasmodiques, on voit que, parmi les auteurs, les uns en condamnent systématiquement l'emploi (Briquet), d'autres au contraire en recommandent l'usage dans quelques cas (Bernutz), A la vérité, ces agents ne sauraient avoir d'action que sur certains épisodes accessoires du tableau clinique de l'hystérie. Ils sont san- effet sur la maladie elle-même. Les spasmes, les convulsions, la sensation de constriction à la gorge, peuvent être calmés par quelques inhalai ions d'éther ou de chloroforme, par exemple; c'est un point sur lequel nous reviendrons, à propos du traitement de la grande attaque.

Il en est des stupéfiants fixes, de la belladone, de l'opium, de la morphine, comme des antispasmodiques. Utiles au point de vue du soulagement de certaines souffrances locales ou transitoires, ils sont de nulle action contre la névrose elle-même. Il ne faut pas perdre de vue d'ailleurs que les hystériques peuvent arriver à l'égard de ces agents à une tolérance exceptionnelle. Ces malades absorbent souvent, sans en ressentir d'effets, des quantités énormes de chloroforme ou d'éther, et Bernutz a cité le cas d'une malade à laquelle on pouvait faire prendre impunément des lavements avec une dose très considérable de laudanum.

Encouragés par les heureux résultats que donne le bromure de potassium dans l'épilepsie, la plupart des

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