‹ Les hysteriquesChapitre 224 sur 265 · HYDROTHÉRAPIE MÉTHODIQUE · texte numérisé non relu

HYDROTHÉRAPIE MÉTHODIQUE

médecins l'ont préconisé contre l'hystérie. Ce médicament jouit encore dans le traitement de la névrose d'un crédit certainement usurpé. M. Charcot, avec sa Longue expérience nosocomiale, déclare n'avoir jamais obtenu à l'aide de cet agent d'amélioration bien marquée. Et ce n'est pas un fait sans intérêt que le frappant contraste existant entre l'action fatalement sédative de ce médicament dans le mal comitial, et son inefficacité relative dans l'hystérie.

Il laut donc attendre peu de services des agents pharmaceutiques. D'un effet nul contre la névrose ellemême, ils peuvent tout au plus être utilisés dans les cas de manifestations locales, surtout de spasmes et de convulsions passagères. Aussi s'explique-t-on qu'ils aient été légitimement détrônés par des procédés de traitement dont l'action esta la fois plus durable et pins sûre, nous voulons parler d'une part de l'hydrothérapie, d'autre part des agents qu'on désigne aujourd'hui sous la dénomination générique tfeslhésiogènes.

Hydrothérapie méthodique. — L'hydrothérapie comprend un ensemble de procédés qui peuvent se ramener à deux principaux : les bains et les douches.

Les bains tièdes paraissent avoir, dans quelques cas, déterminé de bons effets, surtout pendant les crises. Mais ils sont aujourd'hui peu employés, et leur eflicacité n'est certes pas à comparer à celle de la douche.

La douche froide, par son action sédative, rétablit plus ou moins rapidement l'équilibre du système nerveux. On préfère généralement la douche en jet à la douche en pluie ; ou bien l'on a recours à la combi-

960 ESTBÉSIOGÊNIE.

naisoo des deux modes. Le traitement doit être prolongé pour amener des résultats appréciables et surtout décisifs. Dans les cas légers, quelques semaines suffisent; mais le plus souvent, il faut poursuivre pendant plusieurs mois l'usage de la douche.

Le traitement moral, dontnous allons parler plus loin, et l'isolement, dans quelques cas, sont des adjuvants toujours utiles et parfois indispensables de l'hydrothérapie. Il est bien peu d'hystéries qui résistent à ces procédés combinés. Toutefois, certains accidents d'hystérie locale, les contractures, la toux hystérique, ne cèdent pas aisément, et, contre les symptômes de cet ordre, on se trouve particulièrement bien de l'usage des aimants ou de l'électricité statique.

Page 1