TRAITEMENT MORAL
action esthésiogénique des plus nettes ; les courants continus ou interrompus (Vulpian), les disques de certains bois (xylothérapie de Dujardin-Beaumetz et
Jourdain).
M. Ilucliard a fait disparaître des hémianesthésies rebelles à tous les autres traitements par des injections hypodermiques de nitrate de pilocarpine1.
On voit que l'action des métaux est loin d'être la seule positive et efficace. La question a beaucoup marché depuis les travaux de Burq, et, comme le fait justement remarquer M. Grasset, lemotmétallothérapie est devenu trop étroit; il y a lieu de lui en substituer un autre à signification plus large, celui par exemple, d'esthésiogénie.
Traitement moral, isolement. — Nous devons parler maintenant du traitement moral, dont nous avons déjà dit quelques mots à propos de la prophylaxie.
S'il est indispensable pour prévenir le développement de l'hystérie menaçante, il ne l'est pas moins pour aider à la guérison des accidents confirmés. Nous ne reproduirons pas ici les règles d'hygiène intellectuelle que nous avons précédemment mentionnées et dont l'application est ici plus que jamais commandée.
On ne saurait perdre de vue, lorsqu'on est le médecin d'une hystérique, que beaucoup des accidents somatiquesont un lien étroit avec l'état psychique. Si l'on est persuadé, par exemple, que le désir d'intriguer les médecins ou le besoin irrésistible d'être l'objet despréoccu-
. 1. Hucliard, Journ. de Méd. et Chir. prat., 1881.