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COMPRESSION OVARIENNE

asseoir plusieurs personnes sur le corps de la malade. Ces manières de procéder, quelque peu barbares, connues sous le nom de secours au temps des convulsionnants du cimetière Saint-Médard, avaient leur raison d'être, et la pratique contemporaine en a confirmé l'utilité.

Après Récamier et surtout Négrier, dont le livre eut peu de retentissement, .M. Charcot a défendu la compression de la région ovarienne, dont les utiles effets dans un grand nombre de cas ne sont plus discutables. Voici, d'aprèscetauleur, comment on doit la pratiquer: « La meilleure condition, pour une démonstration parfaite des effets de la compression ovarienne, en pareil cas, est que la malade soit étendue horizontalement sur le sol, ou, si cela est possible, sur un matelas dans le décubitus dorsal. Le médecin alors, un genou en terre, plonge le poing fermé dans celle des fosses iliaques que l'observation antérieure lui aura démontrée être le siège habituel de la douleur ovarienne. Tout d'abord, il lui faut faire appel à toute sa force, alin de vaincre la rigidité des muscles de l'abdomen. Mais, dès que, celle-ci une fois vaincue, la main perçoit la résistance offerte par le détroit supérieur du bassin, la scène change et la résolution des phénomènes convulsifs commence à se produire. Des mouvements de déglutition plus ou moins nombreux, et parfois très bruyants, ne tardent guère à se manifester; la conscience presque aussitôt se réveille, et, à cet instant, tantôt la maladegémit et pleure, criant qu'on lui fait mal, tantôt au contraire elle accuse un soulagement, dont elle témoigne sa reconnaissance.

Legka.M) dl Saille. Les hystériques. 37

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