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COMPRESSION OVARIENNE

» Le résultat, quoi qu'il en soit, est en somme toujours le même, et, pour peu que vous insistiez sur la compression pendant deux, trois ou quatre minutes, vous êtes à peu près assurés que tous les phénomènes de l'anès vont se dissiper comme par enchantement. Vous pourriez, d'ailleurs, varier l'expérience, et, à votre gré, en suspendant un moment la compression pour la reprendre, arrêter l'accès ou le laisser se reproduire en quelque sorte, autant de fois que vous le voudriez. 9

L'inconvénient capital de la compression manuelle, c'est qu'elle ne peut être prolongée que peu de temps. Or, il est des malades qui restent plusieurs heures et même plusieurs jours en puissance d'attaques. Il étail donc indispensahle d'avoir recours à des compresseurs mécaniques qui pussent suppléer la main, et qui auraient sur elle l'avantage d'exercer une compression méthodique et continue pendant tout le temps que dure la période des crises. C'est dans ce but qu'ont été imaginés différents appareils : le compresseur de M. Poirier, qui remplit bien les indications voulues, mais qui a le défaut d'être encombrant et d'exiger le séjour de la malade au lit ; la ceinture compressée de M. G. Ballet est plus portative, moins gênante et partant d'un usage plus commode. M. Ch. Féré a également inventé un compresseur.

Bien que la compression ovarienne, même intense, paraisse dans l'immense majorité des cas n'être suivie d'aucun inconvénient pour la santé de la malade, il est bon d'être prévenu que quelques accidents ont été signalés. Il y a deux ans, on a présenté à la Société

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