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DÉFINITION DE LA NYMPHOMANIE

exactes tirs neuro-pathologistes de la première moitié de ce siècle, en dépit des travaux et des vues judicieuses d'Esquirol et de Mare, île Trélat el de Morel, pour ne citer que ceux-là, la nymphomanie considérée encore par des médecins de valeur comme un simple épisode dans l'histoire de l'hystérie.

Et cependant hystérie el nymphomanie sont deux affections bien distinctes, qui, dans quelques cas exceptionnels, peuvent sans doute se combiner un peu Tune avec l'autre, mais n'en restent pas moins séparées par toute la distance qui existe entre la monomanie instinctive et une névrose à localisations multiples, à symptômes diffus et variés.

Il nous a semblé qu'il ne scraitpas inutile, à la suite de l'histoire de l'hystérie, d'accentuer en quelques mots les caractères nettement distinctifs de la nymphomanie.

Définition. — La nymphomanie (utéromanie de Bayard, aidoïomanie de Marc) est une affection spéciale à la Jemme qui consiste dans une exaltation morbide du sens génital, en des désirs violents et en un penchant immodéré presque irrésistible pour la fréquentation des hommes. Le mol (wpp»j), nymphe, fille nouvellement mariée, et pavîa, manie) rend assez bien ce qu'on veut exprimer : il échappe aux objections de doctrine ou de terminologie dont les expressions proposées par Bayard et Marc sont passibles à plus d'un titre; il a dans tous les cas prévalu dans l'usage et c'est une raison suffisante pour le conserver. Mais il y a lieu d'en bien préciser la signification, qu'on a parfois étendue hors des limites où elle doit se restreindre.

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