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NYMPHOMANIE ET ÉROTI8ME

iVvinpiioiiinnie <-t «roiisme. — Il faut se garder de confondre la Nymphomanie avec Vérotisme, dont elle constitue seulement l'une des formes. Dans un autre travail ' nous avons rangé sous cette dernière dénomination des états pathologiques dissemblables les uns des autres, mais présentant un trait commun : c'est que les passions génitales et les sentiments affectifs qui d'habitude accompagnent ou provoquent ces passions sont plus ou moins en jeu. Nous avons ainsi été amené à décrire, en les rapprochant : 1° Pérotomanie; 2° la folie par amour; ;}° le satyriasis qui est, si nous pouvons le dire, la nymphomanie de l'homme ; 4° la nymphomanie ; 5° la dépravation erotique, à laquelle se rattachent certaines aberrations du sens génésique; 6° les actes licencieux dus à une démence sénile. — Or la saine nosologie commandant de tenir compte, dans les groupements à établir, moins d'une ressemblance symptomatique que de l'ensemble des caractères étiologiques et cliniques altérant à chacun des états que l'on considère, il y a lieu de maintenir les distinctions que nous établissions naguère. On s'en convaincra aisément en parcourant les faits que j'ai rapportés. (Loc. cit.)

Nous ne pouvons revenir ici sur ces formes variées de l'érotisme, mais nous ne saurions cependant aller plus avant sans insister, dès l'abord, sur les différences fondamentales, plus théoriques que pratiques, à la vérité, qui séparent deux des formes les plus voisines de l'érotisme, la nymphomanie et l'érotomanie.

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