ÊTIOLOGIE DE LA NYMPHOMANIE
l'utéromanie dépend ordinairement de l'inflammation lente des ovaires et de la matrice. J. Herpain aurait trouvé sur le cadavre de différents sujets des ovaires très rouges, des abcès de l'utérus, des hydatides, des tubercules, des stéatomes, des ulcères. Déjà ces faits ont plus d'importance. Esquirol a constaté de l'herpès du col de l'utérus chez une nymphomane. L'herpès génital semble en efïet jouer un rôle non douteux dans la genèse de la nymphomanie.
Nous pouvons aujourd'hui grouper avec plus d'exactitude et de méthode les causes locales de ce trouble mental. Celles qui interviennent le plus fréquemment sont les unes mécaniques, les autres fonctionnelles. Parmi les premières, les plus communes sont les éruptions cutanées ou muqueuses de la vulve, les oxyures vermicnlaires, les ascarides lombricoïdes du rectum. Aux cause s fonctionnelles se rattachent toutes les manœuvres ou pratiques susceptibles de déterminer une excitation exagérée des organes génitaux : l'abus des plaisirs vénériens, l'onanisme. On a aussi mis en cause le molimen menstruel, la continence obligée, succédant à l'habitude antérieure des rapports sexuels; on a invoqué l'action de certaines substances toxiques, des cantharides par exemple, et, d'après Jolly1, dont l'opinion est d'ailleurs contredite par celle des hommes les plus compétents en la matière (Trousseau, Gubler), on trouverait dans les auteurs une foule d'exemples de fureur utérine due à l'action de cette substance (can-
1 . loï\y,Dict. de chirurgie et de médecine pratiques, art. .Nymphomanie.