‹ Les hysteriquesChapitre 251 sur 265 · Belmer, Th. Paris, 1818. Cité par Bavard, /oc cit · texte numérisé non relu

Belmer, Th. Paris, 1818. Cité par Bavard, /oc cit

MARCHE DE LA NYMPHOMANIE. Cil

certainement la première place dans l'étiologïe de l'affection.

Cela est si vrai, que la folie utérine peut survenir comme manifestation accessoire dans le cours de certaines névroses ou maladies de l'encéphale. On la rencontre aux premières phases de la paralysie générale; on la voit associée à la manie, à la monomanie homicide comme dans l'observation précédente, à la folie épileptique, à l'idiotie; elle peut enfin, mais seulement dans des cas exceptionnels, tenir une place dans la symptomatologie de l'hystérie.

Marche de ia maladie. — La marche et l'évolution de la nymphomanie sont étroitement subordonnées, on le conçoit, à l'importance et à la nature des causes qui la déterminent. La surexcitation passagère qui se rattache plutôt à un état pathologique de la vulve et de l'utérus qu'à une disposition morbide du système nerveux, disparaît en général avec les lésions qui l'ont produite. Dépend-elle, par exemple, du développement excessif de ce qu'on a appelé le tempérament erotique, elle guérit après rétablissement des rapports sexuels; tient- elle à une éruption cutanée ou muqueuse, elle s'améliore ou s'aggrave avec celle-ci. Au demeurant, il s'agit là de nymphomanie le plus souvent légère et qui quelquefois mérite à peine son nom.

Mais si la maladie est le fait d'un trouble cérébral héréditaire ou acquis, elle atteint alors un degré d'exceptionnelle gravité, et la rémission spontanée ou provoquée par le traitement, qu'on peut observer, ne fait que dissimuler momentanément l'incu-

Page 1