NYMPHOMANIE ET HYSTERIE
rabilité trop fréquente de cette redoutable vésanie.
Nymphomanie et hystérie. — Sora-t-il néccssai n ' , ;i | at'">
les développements dans lesquels nous venons d'entrer, d'insister longuement pour dissiper la regrettable
confusion qu'ont faite malencontreusement quelques médecins entre la nymphomanie et l'hystérie? Dans quelques cas, les deux névroses s'associent, nous l'avons dit, ou du moins l'hystérique peut spontanément présenter une surexcitation des organes génitaux qui la pousse à rechercher les rapports sexuels. Mais le fait est beaucoup moins fréquent qu'on ne l'a cru, il ne faut pas l'oublier. D'ailleurs, dans ces cas, les appétits sensuels ne sont jamais aussi impérieux que dans la nymphomanie vraie. Nous dirions volontiers qu'il s'agit là d'une pseudo-nymphomane, mohile dans ses désirs et ses penchants, comme elle l'est dans ses goûts, ses affections et son humeur. L'hystérique se jettera aujourd'hui dans les bras d'un amant avec la même ardeur, souvent plus apparente que réelle, qu'elle mettra demain à s'abîmer dans la contemplation, la mélancolie ou la prière; mais, comme tout est différent ici de celte fixité d'idées, de celte continuelle obsession des mêmes désirs impérieux et ardents, qui caractérisent le délire systématisé de la nymphomanie! Et si nous jetons les yeux au delà de l'état mental, vers les symptômes spéciaux propres aux deux névroses, non seulement les divergences s'accusent davantage, mais il devient difficile de trouver entre celles-ci le moindre point de contact. Je me trompe : il en est un, celui qui rattache les unes aux autres par un lien funeste et