CONTRACTURES DES MEMBRES
une erreur de diagnostic possible eonlre laquelle on devra se tenir en garde.
Landouzy a deux l'ois observé «lu trismus; ou a aussi rencontré la contracture des muscles de la laa/jue et du voile du palais. Dans un l'ail de Briquet, la langue étail lirée bors de la bouclie. Plusieurs lois on a vu cet organe appliqué derrière la mâchoire inférieure, tandis que le voile du palais était tendu de façon à s'opposer au passage d'une sonde œsophagienne par les l< — nasales.
M. Galezowski a vu la contracture des muscles des yeux, de l'orbiculaire des paupières, du droit interne el du droit externe, celle des muscles de l'iris el de l'accommodation1.
Le torticolis, décrit par quelques auteurs, esl au moins raie. MM. Bourneville el Voulet déclarent n'en avoir rencontré aucun exemple.
Signalons enfin le pied bol hystérique (pied bot vains équin) qui a été observé, isolé de toute autre contracture par Boddaert, M. Cbarcot.
Une fois établies, les contractures hystériques peuvent persister fort longtemps et se montrer rebelles à tous les traitements. Mais on les voit fréquemment céder tout à coup, alors qu'elles avaient résisté à tous les efforts dirigés contre elles, sous l'influence d'une émotion morale vive, par exemple. M. Cbarcot en a rapporté plusieurs exemples, entr'aulres un très remarquable, celui de Etch... chez laquelle une contracture
J. Galezowski, Progrès médical, 1878.
134 MOUBLES DE LA Mol ll.l I !..
datant de s.pi ans disparut subitement à la suite d'une attaque. La plupart des« paralytiques » qui sont chaque jour guéries miraculeusement et auteur desquelles on tait si grand bruit, sont des hystériques contraclurées.
■1 Troubles dépendant d'une diminution ou d'une suppression partielle des loin lions motrices du cerveau et de lu moelle : paralysies hystériques.
La première description qui ait été donnée de la paralysie hystérique date de loin, el ce symptôme a, dès
la plus liante antiquité, attiré l'attention des médecins. Hippocrate rapporte le cas d'une jeune fille qui fui prise, à la suite d'une toux sans importance, d'une para lysie du membre supérieur droit el du membre intérieur gauche, sans qu'il y eût aucune modification du côté de la face ou aucun trouble de l'intelligence. Cette paralysie, qui resta légère, s'améliora dès le vingtième jour, el le mieux coïncida avec l'apparition des règles. On ne saurait douter qu'il se soit agi ici d'un trouble de nature hystérique. Lepois, Ilecquet, Carré de Montgeron, Pomme et bien d'autres, rapportèrent à différentes époques des faits analogues. Mais c'est à Wilson1, médecin de l'hôpital de Middlesex, et un peu plus tard à Macario-' que l'on doit d'avoir particulièrement fixé l'attention sur les paralysies dans l'hystérie.
Depuis, tous les auteurs qui se sont attachés à dé-