III. Etat nataieptiqme. — Ce qui caractérise au pre
PHI NOMÊNES HYPNOTIQ1 I S
mier chef ce troisième étal de l'hypnotisme, c'esl l'aptitude des membres à conserver pendant un temps, souvent Ibri long, les attitudes qu'on leur imprime; il si mble que la tonicité musculaire soi; ici portée à son summum. Cette propriété spéciale des muscles est bien différente de l'hyperexcitabililé musculaire qu'on observe dans le sommeil léthargique.
Dans la léthargie, en effet, le moindre contact suffil à provoquer une contraction ou une contracture du muscle (contraction ou contracture suivant qu'il s'agit des muscles de la face ou de ceux des membres); mais les membres sont inaptes à se maintenir dans la situation qu'on leur donne. Si l'on place par exemple, le bras dans l'abduction et l'élévation en le soulevant par le coude, il retombe flasque le long du corps dès qu'où a cessé de le soutenir, et ne conserve l'attitude imprimée qu'au cas où une excitation, portée directement sur les muscles abducteurs (ou sur les nerfs qui animent ces muscles), eu a produit la contracture. Dans la catalepsie au contraire, la fibre musculaire est inapte à se contracter sous l'influence de l'irritation, de la pression ou du frottement, etc., mais sa tonicité devienl telle, que le membre soulevé reste exactement dans la situation où on l'a placé; c'est là le fait dominant dans la symptomatologie de l'état cataleptique el autour duquel se groupent toutes les autres manifestations que nous allons passer ultérieurement en revue.
Le trait le plus saillant de l'état cataleptique, dit M. Gharcot, c'est l'immobilité. Le sujet cataleptisé,.