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HYSTÉRIQUES ADULTES

ce cas dans un amour maternel exagéré, exercent un

très funeste influence sur leur caractère et en font do jeunes hypochondriaques. »

b. — Hyaiériqaea miuitcs. — L'analyse du caractère des hystériques adultes envisagé d'une manière générale, et

sans entrer dans le détail des nuances propres à chaque malade en particulier, permet de relever les principaux traits suivants.

Le fait le plus frappant est la mobilité.

Passant d'un jour à l'autre, d'une heure ou d'une minute à une autre, avec une incroyable rapidité, de la joie à la tristesse, les hystériques se comportent, dit M. Cli. Richet, « comme les enfants que l'on fait rire aux éclats, alors qu'ils ont encore sur la joue les larmes qu'ils viennent de répandre. »

Sydenham a pu dire avec justesse que ce qu'il y a de plus constant chez les hystérique-, c'est leur inconstance. — « Hier elles étaient enjouées, aimables et gracieuses; aujourd'hui elles sont de mauvaise humeur, irascibles et susceptibles, se fâchant de tout et de rien, indociles par système, taquines par parti pris, maussades par caprice, mécontentes de leur sort; rien ne les intéresse, elles s'ennuient de tout. Elles éprouvent une antipathie très grande contre une personne qu'hier elles aimaient et estimaient, ou au contraire témoignent une sympathie incompréhensible à telle autre; aussi poursuivent-elles de leur haine certaines personnes avec autant d'acharnement qu'elles avaient autrefois mis de persistance à les entourer d'affection. » (Huchard.) — « Tour à tour douces et emportées, bienfai-

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santés el cruelles, impressionnables à l'excès, rarement maîtresses de leur premier mouvement, incapables de sister à des impulsions de la nature la plus opposée, ..■lies présentent un défaul d'équilibre entre les facultés morales supérieures, la volonté, la conscience, el les facultés inférieure?, instincts, passions, désirs. » (Moreau, de Tours.)

Par une étrange contradiction, leur sensibilité, exaltée au plus haut point pour les motifs les plus futiles, semble parfois cuirassée contre de véritables malheurs. Telle qui, transformant en offense la plus légère plaisanterie, s'abandonne presque au désespoir pour une parole mal interprétée, assiste avec l'indifférence la plus complète à l'inconduite de son mari ou voit sans émotion sa fortune menacée. C'est une sorte d'ataxie morale.

Tous les changements d'humeur, de sentiment ou d'idées se produisent chez les hystériques avec autant de rapidité que d'exagération ; chez elles, les impulsions ne sont pas, comme chez les épileptiques, privées absolument du contrôle de l'intelligence, mais elles sont vivement suivies de l'acte. Ces malades ont à certains égards le caractère enfantin, avec les affolements de désespoir, les explosions de gaieté bruyante, les grands élans d'affection, les attendrissements rapideset les brusques emportements, pendant lesquels elles trépignent du pied, brisent les meubles et éprouvent l'irrésistible besoin de frapper.

.M. HuGhard nousafaitdes hystériques réunies dans un service d'hôpital un tableau exact el vivant.

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