‹ Les Ictère HémolytiquesChapitre 34 sur 53 · POP NT RS, TS · texte numérisé non relu

POP NT RS, TS

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Deuxième calégorie : T observations.

1. Homme de 34 ans, atteint d'ictère depuis l'adolescence, à la suite d'une fièvre typhoïde, n'avait ni décoloration des matières fécales, ni pigments biliaires normaux dans les urines, ni prurit, ni bradycardie. Grosse rate. Foie légèrement hypertrophié. Pas d'ascite. Crises douloureuses dans la région hépatique. Légère anémie. Diminution très nette de la résistance globulaire. La rate (450 grammes) était seléreuse. Le foie présentait en même temps les lésions typiques de cirrhose biliaire et celles de la sidérose pigmentaire.

2. Ictère infectieux à rechute. 3, 4, 5 : Pneumonie avec ictère et fragilité globulaire. Après la mort, sidérose pigmentaire et lésions d'angiocholite manifeste:

6, 7, 8. Cirrhoses de Laënnec avec ictère franc et fragilité globulaire manifeste. A l'autopsie, en dehors d'une sidérose pigmentaire très accusée, lésions de cirrhose veineuse et altération des voies biliaires.

Ces faits d'ictère avec sidérose pigmentaire sont une confirmation de la nature hémolvtique de certains ictères, mais montrent aussi que la pathogénie est loin d'être simple dans tous les cas.

OBsErvarTioN LVIIT (Micheli)

Malade de 56 ans, ictérique depuis l'âge de 19 ans. A pu travailler Jusqu'à ces deux dernières années.

En 1873, Rovida avait constaté un ictère avec splénomégalie.

Le malade, vu tous les trois ou quatre ans, avait été considéré comme un cas anormal de splénomégalie.

Globules rouges au-dessous d'un million. Si bien que l'affection actuellement simule l’anémie pernicieuse à forme ietérique.

Beaucoup d'hématies gr'anuleuses, mais peu d'érythrocytes à granulations basophiles.

Pas de pouvoir hémolytique du sérum.

Cette observation à été publiée par Miche, le 2? juillet 1909, à l'Académié de médecine de Turin. Je n'ai pu m'en procurer le compte rendu. Les détails que je donne plus haut sont épars dans une revue générale de Micheli, parue le 11 septembre 1909, dans la Rivista crilica di clinica medica. Le degré de la fragilité globulaire ne S'v trouve pas indiqué.

OBSERVATIONS LIX ET LX (Gaucher et Giroux

Dans deux cas de syphilis secondaire est apparu un ictère sans décoloration des matières fécales; urobilinurie forte. Ni prurit, ni bradycardie, Anémie légère avec valeur globulaire normale. Anisocytose, poïkilocytose, polychromatophilie. Hématies gra-

nuleuses en forte proportion. Diminution marquée de la résis-

tance globulaire.

Les auteurs insistent à ce propos sur les divers ictères que l'on peut rencontrer au cours de la svphilis secondaire. Ts font remarquer que parfois il S'agit d'un ictère calarrhal banal surajouté: parfois, au contraire, d'un ictère véritablement dù à la svphilis: ce dernier serait hémolytique.

l'est acquis, les faits précédents ne faisant aucun doute, que la svphilis peut constituer Fun des facteurs éliologiques de la fragilisation des hémalies et de l'ictère qui en est la conséquence. Je rappellerai cependant que dans un cas d'ictère acholurique survenu en pleine syphilis secondaire, je n'ai pas trouvé d'hémo- Ivse anormale. IP 4 à quelques jours à peine, mais le cas est (trop complexe pour être versé aux débats, je constalat une résistance globulaire normale dans un

pre cas d’ictère survenu chez une syphilitique secondaire traitée dans le service du professeur Nicolas.

OBsERvATION LXI (Le Play)

A l'autopsie d'un sujet porteur d’une cirrhose alcoolique typique, Le Play a constaté la présence d'un foie gros, clouté, atteint de cirrhose annulaire multilobulaire. Les particularités de ce cas sont la présence, dans les derniers temps de la vie, d'hémorragies intestinales propres et d’un ictère, présentant les caractères sanguins des ictères hémolytiques.

N'ayant pu me procurer à temps le Bulelin de la Société analonuique, je re cette observation d’un résumé paru dans la Presse médicale du 29 octobre 1909.

OBSERVATIONS LXII à LXIV (Feuillé)

Ces observations ne sont pas données en détail par l'auteur. Ien est fait mention dans le cours de ce traval.

ÉTIOLOCGIE

Depuis bientôt deux ans, beaucoup de bruit se fait autour des ictères hémolvtiques, et pourtant ils constituent encore à l'heure actuelle une exception. Dans la littérature médicale je n'ai trouvé que 57 cas incontestables. En ajoutant à ce chiffre mes sept observations personnelles, on n'arrive qu’au total de 6%. Sans doute, à mesure que le syndrome sera mieux connu des médecins, 1} apparaîtra moins rare, mais d'ores et déjà il est permis d'affirmer qu'il s’agit là d’un tvpe morbide très peu fréquent. .

Les ietères hémolvtiques s'observent à tout âge, aussi bien chez le vieillard que chez l'adulte ou l'adolescent.

Is comportent deux grandes variétés, qui reconnaissent non seulement une symplomatologie un peu différente, mais une éliologie spéciale, basée sur leur date d'apparition :

1° /ctères congénilaur, 2° Jclères acquis.

IH convient de leur adjoindre un troisième groupe

englobant certains icleres des nouveau-nés.

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