‹ Les Ictère HémolytiquesChapitre 36 sur 53 · AUS · texte numérisé non relu

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fois dans trois cas de cirrhose de Laënnec mentionnés par Castaigne. Personnellement, j'ai suivi de très près l'évolution d'un ictère hémolytique chez une malade de 36 ans, alcoolique, et porteur d'une cirrhose à gros foie compliquée d'hémorragies spontanées, intramusculaires notamment, avec anémie considérable. Dans un autre cas, où la résistance globulaire était sans doute peu abaissée, il s'agissait aussi d’une cirrhose alcoolique à gros foie.

Une autre de mes observations, provenant du service du professeur Roque, à trail à une femme de 31 ans, enétat de grossesse avancée, albuminurique, et qui eut des hémorragies de divers côtés.

Dans quelques cas, l’étiologie reste très obscure, et l'on ne retrouve à l'origine de Flictère hémolytique qu'un violent accès de colère | Chauffard), — des crises abdominales douloureuses (OEttinger), — ou bien même aucune cause apparente (Widal.

Le rôle de la syplilis pour certains auteurs n'est pas assez invoqué et primerait {ous les autres. Il ne ressort pourtant pas clairement des observations que J'ai dépouillées. Les seuls cas valables, à mon avis, appariennent à Gaucher et Giroux : chez deux malades syphilitiques secondaires, ces auteurs ont constaté un ictère accompagné de diminulion de la résistance globulaire, anémie légère, état granuleux des hématies, urobilinurie, ete...; ls vont jusqu'à soutenir que Île véritable ictère syphilitique secondaire serait un ictère hémolytique ; Pietère bilaire observé à a période secondaire de la svphilis serait un ictère catarrhal banal. Cette dernière conclusion est peut-être un peu hasar-

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dée. Dans le service du professeur Roque, j'ai examiné un malade de qui l'ictère était incontestablement sous la dépendance de la vérole; on trouvait présents les accidents secondaires, le chancre lui-même n'était pas encore complètement guéri. Or, la résistance globulaire, recherchée par le procédé des hématies déplasmatisées, se montra normale où même légèrement augmentée puisque H, (hémolvse initiale) = 0,42 NaCI °/,. Forte à 0,36, l'hémolyse était Lotale à 0,28.

De l'exposé précédent ressort la complexité de l'étiologie des ictères hémolvtiques. Mais jusqu'à plus ample informé, 1l sera prudent de n'admettre quesous réserves les divers facteurs incriminés. Je viens d’insister sur ce fait que si certains ictères syphiliiques sont dus à Fhvporésistance des hémalies, d’autres au contraire ne relèvent pas d'une fragilité globulaire qui fait défaut. J'ajouterai de même que j'aitrouvé, au cours de diverses maladies compliquées d'ictères, élals infectieux, gastrointestinaux, endocarditesinfectieuses, pneumonies, ete., une résistance globulaire soit normale, soit légèrement accrue, Et ces constalalions alténueront sans doute, dans une certaine mesure, les affirmations {rop catégo-

riques de quelques auteurs.

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