‹ Les Ictère HémolytiquesChapitre 38 sur 53 · Æ APE · texte numérisé non relu

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d'absorption caractéristiques de l'hémoglobine. Ces constatations permirent à Leuret de soutenir l’origine sanguine, hémolytique, de l'ictère idiopathique du nouveau-né. Pour achever l’analogie avec l'ictère hémolvtique de l'adulte, Leuret, en collaboration avec Sabrazès, compte trois fois plus d'hématies granuleuses chez les nouveau-nés ictériques que chez les autres.

Dans un mémoire très documenté, Cathala et Daunay arrivent aussi à la conception d'un ictère idiopathique d'origine hémolytique. [ls montrent que la résistance elobulaire chez le nouveau-né sain est plus faible que chez l'adulle, moins élevée que ne l'avait trouvée Leuret. La résistance globulaire des enfants ictériques n’est pas très différente de celle des nouveau-nés non ictériques: il semble bien toutefois « que lictère survienne de préférence et avec une intensité plus grande chez les enfants qui ont une plus faible résistance à la naissance et qu'il y ail un rapport entre les deux phénomènes ». A l'encontre de Biffi et Gall, Cathala et Daunay insistent sur la présence, dans le sérum sanguin, de pigments biliaires beaucoup plus abondants que chez les non ictériques. L'autoagglutination des hématies fait défaut et ceci rapprocherait Fictère simple du nouveau-né de l'ictère hémolvtique congénital décrit par Chauffard.

La cause même de la fragilité globulaire ne ressort pas clairement. Leuret et Moussous, dans un article récent, invoquent le refroidissement du corps du nouveau-né., Mais les recherches de Widal, Abrami et Brulé contredisent une telle opinion : le froid ne provoque des phénomènes hémolytiques que par action plasma tique et nullement en amoindrissant la résistance des

hématies.

Cathala et Daunay avancent plusieurs hypothèses. On peut imaginer qu'un certain degré d’asphyxie, lors du travail de l'accouchement, est à l'origine de la diminution de la résistance globulaire. Ou plutôt, disent-1ls, l'enfant ir utero n'a besoin que d’une faible résistance globulaire. La fragilité constatée à la naissance ne serait aiors que le vestige de son adaplation à la vie intrautérine; l'accroissement progressif, et relativement rapide de la résistance des hématies pendant les premiers Jours, s'effectuerait en vue de l'adaptation du nouveauné au nouveau milieu dans lequel il se trouve.

Je n'ai pas eu l’occasion de faire des recherches suivies sur les ictères idiopathiques du nouveau-né. Il m'est donc impossible d'opter pour telle ou telle pathogénie. D'ailleurs, au cours de ce travail, il ne sera plus question d'eux. Leur étude clinique, bien fixée, se trouve dans tous les traités d’obstétrique ou de pédiatrie. Je ne m'attarderai donc pas, dans les chapitres suivants de ma thèse, à des rediles sans intérêt. Jai esquissé leur pathogénie spéciale. Leur cause intime relève vraisemblablement de la même origine que celle des ictères hémolvtiques de adulte, origine que je discuterai ultérieurement en me plaçant à un point de vue tout général.

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