OBSERVATION XXVI (WE
Après un emploi prolongé de phénylquinoléine, un malade fait une atrophie jaune aiguë du foie mortelle.
Pour l’auteur, le médicament est à peine en cause dans ce cas, car, dit-il, « a moindre atteinte des cellules hépatiques, aussi faible qu’elle soit, peut suffire à déterminer
l’évolution d’une atrophie jaune aiguë du foie ».
OBSERVATION XXVII (Mac Vicar Er J. F. WEIR)
Une femme de 37 ans a souffert d’une infection indéterminée au cours d’une grossesse, antérieure. Elle s’est mal remise, et il lui en reste un mauvais état général et des douleurs.
Pendant un an, elle prend une dose indétprminée de phénylquinoléine, ce qui finit par amener des troubles digestifs et du prurit. Quinze jours après apparaissent des douleurs lombaires et épigastriques et un ictére. On ne trouve rien à l’examen radiologique.
L'ictère s'éclaircit rapidement, en trois semaines, mais, deux mois et demi après, la malade ressent de nouveau une gêne épigastrique et fait un nouvel ictère avec un érythème. Elle meurt rapidement.
Atrophie jaune aiguë du foie à la nécropsie.
= 6Q —— OBSERVATION XXVIII. = Cas 4 DE RABINOWITZ
Une femme de 55 ans se plaint depuis un an d’une douleur épigastrique post-prandiale que lon traite par le bicarbonate de soude. j Elle accuse une certaine fatigabilité, une constipation marquée, et, de plus, des douleurs dans les genoux.
On porte le diagnostic de : arthrite chronique infectieuse, rhinopharyngite, amygdalite, et obésité.
On fait la tonsillectomie le 1* mars 1927, et on prescrit un traitement par le salicylate de soude, l’iode, et la phénylquinoléine, cette dernière à la dose de 0 gr. 30 trois fois par jour.
Au bout de quatre semaines apparaît un ictère accompagné pendant deux jours de vives douleurs dans le quadrant supérieur droit de l'abdomen et dans l'épigastre.
Le 20 avril, la malade entre à l'hôpital.
Elle est un peu agitée et fait bientôt des convulsions suivies de coma.
Le foie est petit à la percussion.
On pose le diagnostic d’atrophie jaune aiguë du foie. La malade meurt 24 heures après son admission.
A l’autopsie : atrophie jaune subaïguë du foie; dégénérescence parenchymateuse du cœur et des reins; suffusions hémorragiques de la peau et des muqueuses diges-
tives,