‹ Les ictères de l'acide phénylquinoléine carboxyliqueChapitre 26 sur 29 · CAS XXIX, XXX, XXXII (HENCH · texte numérisé non relu

CAS XXIX, XXX, XXXII (HENCH

Hench cite quatre cas d'atrophie jaune aiguë du foie chez des malades qui ont pris, l'un de l’oxyliodide (cinchophène iodé), un autre de l'oxyliodide et du cinchophène, les deux derniers du cinchophène.

L’interrogatoire de ces malades n’a rien montré qui puisse faire soupçonner une atteinte antérieure du foie,

leur autopsie non plus.

OBSERVATION XXXIITI (LAMBERT)

Un malade, avant eu des rhumatismes, prit une préparation à base de cinchophène. I] fit un ictère et mourut

en peu de jours d’une atrophie jaune aiguë du foie.

2. — Avec hépaiité aiguë sans atrophie OBSERVATION XXXIV. -- Cas 1 DE HITZENBERGER)

L'auteur présente une microphotographie du foie, où lon note une nécrose centrolobulaire, avec, à la périphérie des lobules, une mince zone d'infiltration graisseuse. C’est l'aspect d'une hépatite aiguë à son début.

A l'autopsie, le foie avait les caractères suivants : lisse, de consistance un peu diminuée, il dépassait de deux travers de doigt le rebord costal. A la coupe, au centre des lobules, le parenchyme était rouge brun foncé : la. périphérie des lobules était limitée par une mince zone

Jaunâtre.

La vésicule biliaire était normale ; les voies biliaires étaient perméables et contenaient un peu de bile visqueuse. La rate était un peu augmentée de volume.

Cette autopsie est celle d’une femme atteinte de diabète insipide, qui avait parfois des poussées, restées inexpliquées, de température à 39°. Le quatrième jour de son arrivée à l'hôpital, la malade vit sa température retomber à la normale.

Comme elle acusait une vague gêne dans l'hypochondre droit et que l’on ne trouvait rien cliniquement, on décida de faire une radiographie, et on administra à la malade une dose de büoptine (5 gr.).

La nuit suivante elle eut un léger malaise accompagné de quelques vomissements, et, le lendemain matin, elle avait un peu d'ictére.

Le troisième jour la température commença à monter, d’abord à 37°5, puis, quelques jours après, à 39°6, avec rémission nocturne.

L'ictère s'accentuait de jour en jour et la malade vomissait tout ce qu’elle absorbait. Sa respiration était stertoreuse et elle présentait de temps à autre des convulsions épileptiformes.

Elle mourut le dixième jour avec les signes de l'ictère grave. |

Le huitième jour, elle avait fait un exanthème érythé-

mateux polymorphe, d'aspect urticarien.

CN

L'autopsie montra, en dehors des lésions déjà décrites,

une tumeur de l’hypophyse.

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