‹ Les ictères de l'acide phénylquinoléine carboxyliqueChapitre 27 sur 29 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

Cas 1 DE LOWENTHAL, MACKAY ET CRONIN LOWE

Une femme de 55 ans, sougrant de rhumatisme chronique depuis plusieurs années, a pris pendant cinq mois, sans surveällance médicale, sans inëerruption, trois tablettes de 0 gr. 50 de phénylquinoléine par jour. Au bout de ce temps apparaît un éctère léger qui s'aggrave tout à coup, et la malade meurt au bout de quelques jours de délire et de coma. l

Les matières avaient gardé leur coloration, et le diagnostic d’atrophie jaune aiguë du foie fut posé.

Nécropsie.

a) Macroscopiquement:

Foie de couleur jaune d’ocre typique avec de petites aires rougeûtre. Consistance gélatineuse. Poids: 19 onces (590 grammes). Vésicule biliaire normale, contenant une petite quantité de bile, sans calculs.

b) Au Microscope:

Léger degré de cirrhose multilobulaire qui existait probablement avant l'atrophie jaune aiguë. La grande majorité des cellules du foie était complètement nécrosée. Quelques aires de la coupe avaient subi la dégéné-

rescence graisseuse,

L'aspect général était celui d’une nécrose à peu près

complète avec quelques aires dé tissu fibreux.

OBSERVATION XXXVI (SUTToN)

Lé

Histoire de la maladie.

Il s’agit d’une femme de 27 ans vue un an avant la maladie actuelle avec un rhumatisme subaigu apparu à la suite d’une tonsillectomie.

Les douleurs articulaires reparurent quelque temps après, et, sur le conseil d’une amie, elle prit du cinchophène. La dose est incertaine, mais elle est au moins de trois boîtes de 25 tablettes chacune.

En décembre 1927, elle a des nausées, des vomissements et de la constipation, et, remarquant une légère teinte jaune de sa peau, elle cesse de prendre du cinchophène. Peu de temps après, elle fait une éruption très prurigineuse sur la face, les bras et le tronc.

On ne trouve rien dans les antécédents personnels ni familiaux.

Examen.

L'ictère est modéré. La malade présente quelque peu d'œdème de la face et des chevilles, et un rash papuleux sur la face, les bras et le tronc.

Le cœur et les poumons sont normaux. L’abdomen est légèrement tendu, mais il n'y à pas de rigidité dans le

quadrant supérieur droit,

On ne peut pas palper le bord inférieur du foie, ni la rate.

On note deux larges ecchymoses sur les fesses, survenues à la suite d’une chute.

Température à 37°7; leucocytose: 11500. Un peu d'albumine et de pigments biliaires dans les urines.

Le 12 décembre, la malade accuse une sensation brusque de constriction et de brûlure au niveau du thorax, de la gorge et de la face. Un léger œdème apparaît, siégeant au visage, à la langue et aux lèvres, ainsi qu'aux bras. Le pouls monte à 120 et devient bientôt imperceptible. Ce tableau s’accompagne de douleurs dans le dos et dans l’abdomen, de nausées et de vomissements. Cette crise dura environ une heure et cessa complètement. La malade fit chaque jour cinq ou six de ces crises pendant

une semaine,

Evolution.

La malade est admise à l'hôpital le 15 janvier 1928. Elle ne souffre pas. Son éruption persiste. Sa température est toujours à 37°7.

Le 1° février, on perçoit une petite quantité de liquide dans la cavité péritonéale. Cette ascite, qui croît rapidement, entraîne une grande gêne.

Le 3 février, on injecte dans les veines une préparation mercurielle. Cependant l’excrétion urinaire tombe de

Page 1