ANÉMIE DES ICTÈRES CONGÉNITAUX
——————— <<< qui atteignent parfois les phénomènes anémiques, ceux-ci allant jusqu'à simuler l’anémie pernicieuse la plus grave.
Comparaison avec l'anémie des ictères * congénitaux
Des accidents aussi menaçants sont, au contraire, exceptionnels dans les ictères hémolytiques congénitaux. Dans ceux-ci l'anémie présente, en effet, des caractères un peu différents : le nombre des globules rouges demeure à peu près fixe pendant toute l’évolution de la maladie, l’anémie reste moyenne et il est rare de la voir augmenter brusquement, Ainsi chez deux ictériques congénitaux, le père et la fille, que nous avons pu suivre pendant plusieurs,an- : nées avec MM. Widal et Abrami, le nombre des hématiesrestait toujours sensiblement égal : il oscillait autour de 3 millions -chez la fille, de 4 millions chez le père ; si, à la suite de faligues ou d affections intercurrentes, des aggravations survenaient parfois dans l'hypoglobulie, c'élaient toujours là des modifications fugaces et ces deux malades revenaient toujours sensiblement au même nombre de globules rouges, au même équilibre hématique. Il semble que chaque ictérique congénital soit réglé pour un degré donné d’anémie, qui reste toujours sensiblement le même pendant toute la durée de l'affection.
Ce degré même de l'anémie n’est pas, en général, très accentué : il s’agit d'hypoglobulies moyennes, oscillant entre 3 el 4 millions, dans la plupart des observations qui ont élé jusqu ici publiées. (
Mais tandis qu'au cours de l’ictère acquis l’anémie, parfois extrême, tend continuellement à diminuer, tandis que sous l'influence du repos, le chiffre des hématies se rapproche plus ou moins rapidement de la normale, dans l'ictère congénital, affection chronique et jusqu'ici incurable, l’anémie d'intensité moyenne persiste avec les mêmes caractères pendant toute la vie.