‹ Les Ictères Hémolytiques AcquisChapitre 26 sur 59 · FRAGILITÉ GLOBULAIRE DANS L'ICTÈRE ACQUIS · texte numérisé non relu

FRAGILITÉ GLOBULAIRE DANS L'ICTÈRE ACQUIS

acquis, que nous avons décrits avec MM. Widal et Abrami (1), la résistance globulaire du sang total se montrait invariablement normale : recherchée à plusieurs reprises chez l’une et l’autre malade elle était ceile des sujets sains : l'hémolyse débutait à 0,46, devenait intense à 0,42, était totale à 0,38.

Divers arguments cliniques et hématiques nous faisant cependant soupçonner l'origine hémolytique de ces ictères, nous avons pensé, que peut-être, le sérum de ces malades contenait une substance antihémolytique et nous d4vons recherché la résistance des globules isolés du plasma.

Grâce à cette modification de technique, la fragilité des hématies devenait évidente : chez les deux malades l’hémolyse débutait à 0,58, devenait intense à 0,44, totale à 0,38; c’est-à-dire que tandis que l'hémolyse intense et l’hémolyse totale restaient sensiblement les mêmes qu'avec le sang total, l’hémolyse initiale apparaissait beaucoup plus tôt. |

Des chiffres à peu près semblables ont été retrouvés dans les cas d’ictères hémolytiques acquis, publiés depuis lors, qu'ils soient en apparence primitifs, ou que, au contraire, ils apparaissent au cours du paludisme ou de la syphilis. Chez tous ces malades la résistance globulaire semble normale avec le sang total, elle apparaît au contraire abaissée avec les hématies déplasmatisées, mais la fragilité globulaire reste toujours relativement minime si on la compare à celle des ictères congénitaux : il est rare de voir l’hémolyse débuter dans une solution contenant plus de 0,60 0/0 de chlorure de sodium ; bien souvent même et surtout pendant les périodes d'amélioration de la maladie, l’écart est encore moindre entre les chiffres obtenus, quand on emploie le sang total, comparativement aux hémalies isolées : ainsi, chez nos deux premières malades, après quelques mois de repos, la résistance globulaire.

Page 1