‹ Les Ictères Hémolytiques AcquisChapitre 40 sur 59 · WipaL, AgramietBRuLÉ. Soc. méd. des H6p., 9 juillet · texte numérisé non relu

WipaL, AgramietBRuLÉ. Soc. méd. des H6p., 9 juillet

truclion globulaire qui commande l'ictère el que la rénovation sanguine compense exactement la déglobulisation.

Avec celte anémie moyenne contraste une fragilité glo bulaire qui apparait très accentuée soit avec le sang total, soit avec les hématies isolées ; par contre la fragilité en présence des sérums est très inconstante, jamais l’on n'observe l’auto-agglutination des hématies.

Inversement, au cours des ictères hémolytiques acquis les symptômes anémiques dominent le tableau clinique ; l'instabilité sanguine est longtemps extrême et se traduit par de brusques poussées de déglobulisation, imparfaitement compensées par la rénovation sanguine. Avec cette anémie intense contraste une fragilité globulaire, peu manifeste : elle apparait bien en présence des sérums, mais au contact des solutions salines, elle semble manquer si on emploie le sang total et ne se montre que si on emploie le procédé des hématies déplasmatisées. L’auto-agglulination des hématics est toujours intense.

De telles différences symptomatiques permettaient déjà de faire des ictères congénitaux et des ictères acquis deux types cliniques bien distincts, mais ces caractères distinctifs ne se montraient pas toujours aussi accusés : l'anémie peut être extrême dans les ictères congénitaux, Ja résistance globulaire peut se montrer très abaissée dans les ictères acquis.

L'évolution de la maladie, si distincte dans l’un et l’autre cas, est venue achever la différenciation des deux affections : dans l’ictère hémolytique acquis, même après de longues années, mème dans les formes les plus graves en apparence, nous avons pu voir rétrocéder progressivement tous les symptômes cliniques, toutes les anomalies sanguines ; rien de tel n’a jamais été observé au cours des ictères congénitaux et, si de légères améliorations peuvent s'y rencontrer, la jaunisse et la splénomégalie persisten

toujours, la fragilité globulaire reste manifeste pendant toute l'existence. |

Si de telles différences mais aussi de telles ressemblancess’observent entre les ictères acquis et congénitaux, c'est que le processus hémolytique qui leur donne naissance, engendre dans tous les cas une série de symptômes communs, un véritable syndrome hémolytique : mais la cause même de ce syndrome doit différer selon les cas, commandant ainsi etles dissemblances symptomatiques et les évolutions différentes de la maladie.

L’anatomie pathologique des ictères hémolytiques est basée sur des constatations nécropsiques encore rares.

Minkowski (1) le premier, à l’autopsie d’un malade ictérique et anémique depuis l'enfance, fut frappé de l'intégrité du foie et des voies biliaires ; par contre il insiste sur l’imprégnation pigmentaire des différents organes d’où il conclut à l’origine probablement hématique de cet ictère.

Les observations de Minkowski ont été confirmées par des autopsies plus récentes ; MM. Vaquez et Giroux (2) ont précisé l’histologie pathologique de l'affection en pratiquant l’autopsie d’une malade atteinte d'icitère congénital qui succomba accidentellement après une splénectomie. M. OEttinger (3) a publié la première autopsie d'ictère hémolytique acquis, la mort étant survenue par bronchopneumonie. Nous-même avec M. Gandy (4) avons rapporté l’autopsie d'une ictérique congénitale morte de fièvre typhoïde.

Enfin MM. Widal et Joltrain (5), MM. Roque, Chalier et Nové-Josserand (6) ont pratiqué les nécropsies de deux cas d'ictères acquis survenus, le premier après des hémor-

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