‹ Les Ictères Hémolytiques AcquisChapitre 42 sur 59 · CASTAIGNE. Soc. médic. des Hüpit., 15 nov · texte numérisé non relu

CASTAIGNE. Soc. médic. des Hüpit., 15 nov

L’anatomie pathologique vient donc, non seulement nous montrer l'intégrité du foie et des voies biliaires, mais encore apporter des arguments importants en faveur de la nature hémolytique de ces ictères. Quant à la cause même de la dégivbulisation l'anatomie, . pas plus que la clinique, ne nous permet encore de la préciser tant dans les ictères congénitaux que dans les ictères acquis en apparence primitifs.

à DIAGNOSTIC

L'étude symptomatique des ictères hémolytiques acquis nous a montré combien était complexe le diagnostic clinique de cette affection.

Essentiellement polymorphes ces ictères revêtent des aspects très divers et selon les malades, et selon les périodes de la maladie : bientôt, et le plus souvent, nous les avons vus simuler un ic{ère chronique lithiasique ; tantôt ils évoluaient à la façon d’un ictère catarrhal pléiochromique prolongé ; tantôt ils rappelaient la cirrhose de Hanot ; tantôt les symptômes anémiques dominant la scène faisaient penser à une anémie pernicieuse.

En outre nous avons vu que ces ictères hémolytiques pouvaient survenir comme de véritables complications au cours des états les plus divers, chez les paludéens, les : anémiques, les cancéreux, les syphilitiques, chez le nouveau-né.

Dans tous ces cas, et malgré les diversités évolutives de l'affection, on retrouve il est vrai un tableau symptomatique toujours sensiblement le même :ictère acholurique et urobilinique, sans décoloration des fèces, sans signes d’imprégnation biliaire, ictère accompagné de splénomégalie et de symptômes anémiques intenses ; mais ces particularités cliniques restent insuffisantes pour permettre d'affirmer à elles seules l’origine hémolytique d’un ictère.

Seule l’ématolowie permet de différencier ces ictères d’origine sanguine des ictères d'origine hépatique, d’ailleurs beaucoup plus fréquents.

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